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Le blog de Bernard SARLANDIE

Délai

30 Mai 2023, 09:11am

Publié par Bernardoc

Il vous faudra attendre un peu avant que je vous narre notre voyage en Corse.

A bientôt.

Et ce n'est pas fini...

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G7 : les impairs de Macron qui font tache au Japon

21 Mai 2023, 11:06am

Publié par Bernardoc

In Libération du 21 mai 2023

Présent à Hiroshima pour le sommet du G7, le président français a visiblement été mal conseillé sur les us et coutumes de l’archipel. Et le voici multipliant les gaffes sans même s’en rendre compte.

C’est en se trompant qu’on apprend. Telle est la devise par laquelle se rassure, après chaque impair commis, tout étranger qui vit au Japon. Il y a en terre nippone des gestes et attitudes qui chagrinent, même si les Japonais, tout en le remarquant, ne lui en tiendront nullement rigueur.

Le chef de l’Etat français adore la panoplie costume noir, chemise blanche et cravate noire et la porte souvent. Las, au Japon c’est une tenue que l’on revêt pour des funérailles et pas en d’autres occasions. «En France il est possible de s’habiller ainsi hors obsèques ?» s’étonne une journaliste d’un grand quotidien japonais. «Est-ce qu’il a voulu montrer ainsi la compassion pour les victimes de la bombe atomique s’interroge-t-elle à haute voix. Pas impossible. Mais il faut rappeler que le Président avait commis la même erreur en juin 2019 lors d’un événement économique «Tech for good» à Tokyo. Dommage que personne de son entourage ne le lui ait rappelé pour éviter la récidive.

Par ses attitudes, notre Président tend aussi malgré lui à se distinguer : main gauche ostensiblement rentrée dans la poche sur plusieurs photos de groupe, il est aussi le seul qui n’a pas entendu les photographes demander un signe de la main droite pour les vidéos prises samedi au sanctuaire Miyajima, sur l’île Itsukushima. Sur une autre image, il pose la main dans le dos du Premier ministre japonais lorsque tous les dirigeants sont debout, droits face aux gerbes de fleurs déposées quelques instants plus tôt devant le cénotaphe des victimes de la bombe atomique. Cela part d’un bon sentiment, bien sûr, mais le côté tactile répétitif du Président peut aussi gêner un tantinet les Japonais qui sont plutôt rétifs au contact physique, encore plus depuis le Covid. Heureusement, l’interprète de la visite du sanctuaire a juste été un peu surprise quand il lui a serré la main (ce qu’ont évité les autres chefs d’Etat) et, face au même geste, les enfants qui ont accueilli le Président et ses homologues sur l’île Itsukushima ont carrément ri aux éclats.

Lors de l’ouverture de la première session de discussions, les Sept et les deux représentants de l’Union européenne sont assis autour d’une table ronde, où photographes et vidéastes sont acceptés pour filmer et immortaliser les premières minutes. Un sac noir est fâcheusement posé par terre contre la chaise du président Macron. Manifestement son sac. Personne n’ose l’enlever. Au Japon, on pose rarement ses affaires au sol. Les organisateurs n’avaient pas prévu qu’un président aurait un tel bagage, sinon ils auraient préparé, comme partout au Japon (dans les cafés, les restaurants, les cabinets médicaux), une bannette spéciale pour y recueillir les effets personnels de l’invité. Le protocole veut aussi que le président Macron soit toujours immédiatement à la droite du Premier ministre japonais, donc souvent dans le champ des caméras nippones. Et parfois, une grimace involontaire, une pose étrange, un regard insistant du président français sur son voisin sont un rien perturbants.

Pour clore cette série de gaffes, dans le livre d’honneur signé par les dirigeants du G7 au musée d’Hiroshima pour la paix, le président Macron a écrit «avec émotion et compassion, il nous appartient de contribuer au devoir de mémoire des victimes d’Hiroshima et d’agir en faveur de la paix, seul combat qui mérite d’être mené». Or, contrairement aux Premiers ministres canadien et britannique, il n’a mentionné que les victimes d’Hiroshima, sans citer celles de Nagasaki, trois jours plus tard. Dans l’archipel, c’est mal vu. Les deux forment un ensemble de victimes qu’il ne faut pas séparer.

Au Japon, pour s’intégrer, il faut savoir «lire l’air» et juger que faire et dire, une aptitude qui se développe au fil du temps, et en suivant les conseils.

Et ce n'est pas fini...

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Retraites : l’Etat condamné par la justice administrative pour le fichage de manifestants gardés à vue

20 Mai 2023, 16:12pm

Publié par Bernardoc

In Le monde du 19 mai 2023

Le ministère de la justice avait reconnu l’existence de ce fichier lundi en audience, le présentant comme un simple « outil de gestion », alors que plusieurs associations dénonçaient un « fichage politique ». Le tribunal administratif de Lille a tranché en faveur de ces dernières vendredi 19 mai, ordonnant au ministre de la justice et au parquet de Lille d’effacer les données personnelles des manifestants gardés à vue lors de la mobilisation contre la réforme des retraites, selon sa décision consultée par l’Agence France-Presse.

Le tribunal avait été saisi de deux requêtes en référé déposées par l’Association de défense des libertés constitutionnelles (Adelico) et le Syndicat des avocats de France (SAF) ainsi que par la Ligue des droits de l’homme (LDH), après la publication d’un article de Mediapart dénonçant un tel fichage. Il a également condamné l’Etat à verser une somme globale de 3 000 euros aux requérants.

Dans sa décision, le juge des référés « estime que la constitution par le parquet de Lille, en dehors de tout cadre réglementaire, d’un fichier recensant les nom, prénom et date de naissance de chaque manifestant placé en garde à vue à l’occasion des manifestations contre la réforme des retraites, ainsi que les suites pénales données, porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée des personnes concernées et ordonne l’effacement des données à caractère personnel qu’il contient », résume un communiqué diffusé par le tribunal.

L’avocat de l’Adelico et du SAF, Jean-Baptiste Soufron, a salué vendredi auprès de l’AFP une décision « extrêmement importante », se réjouissant que « le tribunal administratif ait pu jouer pleinement son rôle de contrôle des décisions du gouvernement ».

« Il est avéré qu’un fichier politique a été constitué par le parquet de Lille sur les instructions du ministère de la justice », a-t-il souligné, déplorant que « le gouvernement, depuis plusieurs mois, enchaîne les décisions illicites ». « Il s’agit clairement d’un vrai rappel à l’ordre », s’est, elle, félicitée l’avocate de la LDH, Marion Ogier.

Nommé « Suivi des procédures pénales − mouvement de la réforme des retraites », le fichier en question est un tableur Excel détaillant les nom, prénom, date de naissance des personnes placées en garde à vue lors des manifestations contre la réforme des retraites à Lille, et les suites pénales données à leur interpellation. Selon la LDH, il a été constitué depuis le 17 mars, à la suite du durcissement de la mobilisation après le recours au 49.3 par le gouvernement devant l’Assemblée nationale.

A l’audience lundi, un représentant du ministère de la justice avait assuré que ce fichier était autorisé par le décret encadrant la base Cassiopée, qui rassemble dans un logiciel sécurisé les données des prévenus, victimes ou témoins des procédures judiciaires des dix dernières années. Simple outil de gestion, il « permet le pilotage d’un évènement particulier » avec une forte « volumétrie des gardes à vue », avait ajouté une autre représentante, évoquant l’existence d’autres fichiers de ce type dans d’autres villes.

Sollicités par l’AFP, le parquet de Lille et le ministère de la justice n’avaient pas réagi dans l’immédiat.

Et ce n'est pas fini...

 

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Peine de mort

19 Mai 2023, 10:48am

Publié par Bernardoc

Le bilan du nouveau rapport d'Amnesty international est alarmant : il recense 883 personnes exécutées dans 20 pays en 2022, soit une hausse de 53 % par rapport à 2021. Ce chiffre est le plus élevé qu’Amnesty International ait enregistré au cours des cinq dernières années.

De façon inquiétante, 90% des exécutions recensées dans le monde en dehors de la Chine ont été réalisées par seulement trois pays : l’Iran, l’Arabie Saoudite et l’Égypte.

Tandis que le nombre des exécutions a augmenté, celui des condamnations à mort prononcées en 20

Dans ce contexte peu réjouissant, l’espoir vient de six pays qui ont aboli, entièrement ou partiellement, la peine de mort durant l’année : Kazakhstan, Papouasie-Nouvelle Guinée, Sierra Leone, République Centrafricaine, et pour les crimes de droit commun : Guinée équatoriale et Zambie.
À la fin de l’année 2022, 112 pays avaient aboli la peine de mort pour tous les crimes, et neuf uniquement pour les crimes de droit commun.
« Au moment où de nombreux pays continuent de faire tomber la peine de mort dans les oubliettes de l’histoire, il est temps que les autres suivent cet exemple », déclare la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard.
Continuons à nous mobiliser jusqu’à ce que la peine de mort soit abolie partout dans le monde ! Défendons ensemble ces personnes qui sont condamnées à mort telles que Majid Kazemi, Saleh Mirhashemi et Saeed Yaghoubi. La condamnation à mort de ces trois hommes iraniens vient d’être confirmée par la Cour suprême iranienne et ils risquent d’être exécutés à tout moment. Demandez l’annulation de leur condamnation à mort !

Et ce n'est pas fini...

 

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Déclaration de la CGT à la suite du rendez-vous avec Elisabeth Borne

18 Mai 2023, 11:58am

Publié par Bernardoc

Plus de 4 mois après le début de la mobilisation contre la réforme des retraites, la CGT a été reçue ce jour par la Première ministre, Mme Elisabeth Borne.
Aujourd'hui, la CGT s'est déplacée en qualité de porte-parole des salariés engagés dans un mouvement social historique au sein duquel, par tous les moyens, les syndicats ont essayé de faire entendre raison au gouvernement.
Aujourd'hui, nous avons porté la voix des syndicats, des unions départementales, des fédérations et plus largement des travailleuses et travailleurs qui se passent le relai de la mobilisation depuis plusieurs mois.

Notre demande est simple : nous exigeons toujours le retrait de la réforme des retraites. Nous avons rappelé à Madame la Première Ministre que cette réforme est violente, injuste et injustifiée.

Encore une fois, le gouvernement s'est dérobé alors que des millions de manifestantes et manifestants défilent dans les rues depuis le 19 janvier.

Encore une fois, le gouvernement a fait la sourde oreille.

Encore une fois, le gouvernement nous a méprisé.

La CGT a rappelé que les manœuvres pour empêcher l'expression démocratique n'étaient plus possibles et qu'il serait gravissime que la majorité gouvernementale retire de l'agenda parlementaire la PPL du groupe LIOT
prévoyant la suppression de la réforme des retraites le 8 juin prochain.

Une chose est sûre : il n'y aura pas de retour à la normale tant que cette réforme ne sera pas retirée.

Ce rendez-vous a été aussi l'occasion d'aborder les sujets de préoccupation majeurs des salariés et notamment :

l'augmentation des salaires grâce à leur indexation sur l'inflation ;

la révision des ordonnances Macron ;

la conditionnalité des aides publiques aux entreprises ;

la réduction du temps de travail ;

l'égalité salariale et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail.
La CGT a rappelé son exigence de négociation tripartite sur les demandes syndicales. L'agenda social est celui des syndicats, pas celui du gouvernement ou du patronat. L'intersyndicale présentera donc le 30 mai ses
premières propositions communes.

Nous ne voulons plus de mesures en coquille vide. Nous refuserons également de discuter sur la base d'un agenda patronal ou gouvernemental régressif. La CGT a notamment rappelé son refus de mesures stigmatisant
les salariés privés d'emploi, son combat contre la réforme des lycées professionnels et son désaccord sur toute mesure discriminant les travailleurs sans papiers.

Ce rendez-vous de « dialogue social » s’est avéré être un monologue patronal.
Sur tout le territoire, dans tous les secteurs nous appelons les salariés à la mobilisation générale le 6 juin.

Montreuil, le 17 mai 2023

Et ce n'est pas fini...

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Sobriété macronienne.

17 Mai 2023, 12:04pm

Publié par Bernardoc

Selon une étude publiée par le Crédoc mercredi 17 mai et que franceinfo révèle, 16 % des Français déclaraient à la fin de l'année dernière ne pas pouvoir manger à leur faim. Cette proportion a beaucoup augmenté ces derniers mois, selon les résultats de cette enquête du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie.

En moins de six mois, la part de ceux qui se privent de nourriture a augmenté de 4 points, ce qui est considérable. C’est la conséquence directe de la hausse des prix des produits alimentaires dans les rayons, d’une inflation qui dépasse les 10 % sur certains produits. Pour bien comprendre la dimension du phénomène, en 2016, il y avait presque deux fois moins de personnes en situation de précarité alimentaire.

L’enquête montre aussi que quand les Français ont les moyens de manger à leur faim, presque 1 sur 2 confie quand même ne pas avoir accès à tous les aliments qu’il souhaiterait. Comme les tarifs sont devenus inabordables par rapport à leurs revenus, ils n'ont pas d'autres choix que de se priver de viande, de poissons ou encore de fruits et légumes.

Alors que ces privations restaient plutôt marginales quand l’inflation se maintenait à moins de 2%, là aussi, elles ont beaucoup augmenté ces derniers mois selon cette étude. Les Français, du coup, s’adaptent : ils achètent des produits premier prix, pas toujours de bonne qualité, et moins de produits frais qui sont plus chers.

La précarité alimentaire a des conséquences sanitaires au sein des familles. Pour les foyers avec enfants, le Crédoc montre que ce sont surtout les femmes qui sont exposées au manque de nourriture ou encore les jeunes. Il y a 24 % des moins de 40 ans en précarité alimentaire contre 7 % des 60/69 ans.

Et ce n'est pas fini...

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Genève.

16 Mai 2023, 13:24pm

Publié par Bernardoc

Nous y étions pour le congrès international de l'AMOPA ; donc inutile de dire que nous avons passé la plupart du temps enfermés pour participer au colloque sur la francophonie et participer à l'assemblée générale. Néanmoins, nous avons fait quelques petites balades.

Nous restions à l'hôtel « Les Arcades », juste en face de la gare Cornavin, qui nous avait longuement envoyé à de multiples reprises des conseils concernant notre arrivée, et fourni un passe gratuit pour les transports en commun le long de notre séjour. Curieux hôtel qui occupe (seulement) le deuxième étage d'un immeuble, mais un personnel très aimable et disponible, notamment une charmante hôtesse qui parlait français avec un accent qui n'était pas suisse ; effectivement, elle était originaire de Lettonie.

Le premier soir, nous nous sommes donc rendus à la réception de l'Hôtel de ville en bus et sommes rentrés à pied pour manger une fondue ; nous avons pu constater la réalité des prix suisses !

Le lendemain nous sommes allés au bord du lac voir le fameux jet d'eau de 140 mètres de haut, symbole de la République et du canton de Genève. Au début il avait été conçu comme valve de sécurité pour éviter la surpression dans le circuit de distribution de l'eau.

Enfin, le troisième jour, nous avons changé de rive et avons embarqué dans le petit train. Grosse déception : il est resté le long de la rive, utilisant le même trajet à l'aller et au retour. On a connu mieux comme petit train !

Mais on nous prévoyait un temps automnal, il n'en a rien été.

Et ce n'est pas fini...

Genève.
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J'en parle lundi à 20 heures sur La Clé des Ondes

11 Mai 2023, 16:44pm

Publié par Bernardoc

In Slate du 10 mai 2023

C'est le futur gros chantier du gouvernement: réformer le revenu de solidarité active (RSA) et conditionner son versement à un minimum d'heures travaillées hebdomadaires par les bénéficiaires (entre quinze et vingt heures d'activités d'insertion et de formation). Cette réforme , qui pourrait entrer en vigueur de manière progressive dès 2024, à l'issue d' une phase de test lancée cette année , était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron en 2022.

Pourtant, mis en place depuis le 1er juin 2009 (après une expérimentation dans plusieurs départements à partir de juillet 2007), en remplacement du revenu minimum d'insertion (RMI) , le RSA avait, dès le départ, un objectif de réinsertion et de retour à l' emploi

Contrairement à son prédécesseur, qui n'était qu'un revenu d'assistance versé aux personnes les plus démunies, le RSA –aujourd'hui fixé à 607,75 euros minimum pour une personne seule – devait permettre d'éviter les effets de seuil en autorisant le cumul d'un salaire et d'un minimum social provisoire. De même, il devait assurer un suivi régulier entre Pôle emploi et les bénéficiaires, afin de faciliter leurs démarches pour retrouver un travail.

Le RSA passerait pour une subvention de l'oisiveté inefficace

Pourtant, force est de constater que, une quinzaine d'années plus tard, le RSA n'est pas vraiment un succès sur le plan de l'emploi. Selon un rapport de la Cour des comptes publié en janvier 2022 , le dispositif, d'un coût de 15 milliards d'euros par an, n'assure pas une réelle et efficace réinsertion. En moyenne «sept ans après l'entrée au RSA d'une cohorte d'allocataires, seuls 34% en sont sortis et sont en emploi –et parmi ceux-ci, seul un tiers est en emploi de façon stable. 24% sont sortis du RSA sans emploi, dont un quart (soit 6% de la cohorte) bénéficie de l'AAH (l'Allocation aux Adultes Handicapés)]. Enfin, 42% sont encore au RSA.»

Dans le détail , le taux de retour à l'emploi des bénéficiaires du RSA , de 3,9% par mois en 2019, est «très inférieur à la moyenne des demandeurs d'emploi (8,2%)» Le rapport conclut d'ailleurs que «bien que le RSA soit conçu pour être un filet de sécurité temporaire facilitant l'accès à l'activité, il ne joue ce rôle de manière durable que pour un tiers environ de ses bénéficiaires, ce qui pose la question de son adaptation aux personnes les plus durablement éloignées de l'emploi»

En effet, la Cour des comptes pointe un élément central dans la quête d'emploi, la problématique de l'hystérésis du chômage ou, autrement dit, le maintien durable au chômage , sans formation continue ni expérience, ce qui contraint et altère la reprise du travail. Un bénéficiaire du RSA qui resterait inactif trop longtemps verrait ses chances de retrouver un emploi s'amenuiser au fur et à mesure qu'il percevrait cette aide sociale. C'est d'ailleurs pour cette raison que le gouvernement souhaiterait imposer des heures travaillées à l'ensemble des allocataires (1,9 million de foyers en bénéficient, d'après les derniers chiffres de décembre 2022 ), afin qu'ils conservent des compétences et des connaissances, bénéfiques à la reprise professionnelle.

L'autre point concerne les emplois vacants. D'un nombre de près de 364.500 au quatrième trimestre 2022 , selon les dernières données de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail, il y aurait une inadéquation entre les allocataires du RSA, officiellement désireux de retrouver un emploi, et les entreprises incapables d'embaucher, alors même qu'elles sont en demande.

Certains militent même pour imposer aux bénéficiaires des minima sociaux d'accepter des postes dans des secteurs en tension, notamment dans l'industrie et la restauration, afin de soutenir l'économie et d'éviter le développement d'un préjugé d' assistanat

Cette logique fait référence au "workfare", adopté en Grande-Bretagne, aux États-Unis et au Canada. Le concept renvoie à une posture idéologique par laquelle les gouvernants mettent en œuvre un ensemble de moyens basés sur l'incitation et la contrainte, dans le but de discipliner et de punir les chômeurs

Seulement, cette vision conditionnelle du versement des aides sociales n'est pas fonctionnelle et est infirmée par l'expérience. Elle maintient l'idée d'un choix opportuniste et stigmatisant des allocataires qui auraient sciemment fait le choix de ne pas travailler et de privilégier l'oisiveté et l'inactivité subventionnée. Or, la majorité des bénéficiaires sont désireux de retravailler et voient d'abord le travail comme un lien et un statut social, avant une contrainte. De plus, obliger les bénéficiaires à travailler met de côté toute une partie de la population qui bénéficie précisément d'une aide sociale parce qu'elle n'a pas les moyens physiques ou psychiques de retravailler.

Ensuite, il n'existe aucune espèce de preuve que contraindre les bénéficiaires à l'activité les conduirait à une reprise de l'emploi. À ce titre, le cas britannique est d'ailleurs intéressant, puisqu'après la mise en place d'une politique de workfare sous l'impulsion du gouvernement travailliste à la fin des années 1990 , le taux de chômage a augmenté et a atteint des niveaux historiques, tout comme le niveau de pauvreté

Selon Corinne NATIVEL, spécialiste du Royaume-Uni et professeure à l'Université Paris-Créteil, «en continuant à tabler aveuglément sur un régime “workfariste” pour répondre aux problèmes du chômage, de la précarité et de l'exclusion sociale, les autorités britanniques risquent fort de creuser le fossé entre État et citoyens» . Cela pourrait donc aussi être le cas en France.

Ce qui, fondamentalement, ne va pas avec le RSA, c'est que son principe n'a pas été traduit dans les faits . Lors de son instauration, l'idée était de favoriser le retour à l'emploi à travers un accompagnement renforcé et un suivi régulier des bénéficiaires. Or, aujourd'hui, «60% des bénéficiaires soumis aux “droits et devoirs” ne disposent pas de contrat d'accompagnement» d'après le rapport de la Cour des comptes

Autrement dit, aucun suivi, aucune individualisation, aucune aide ciblée, aucune offre de formation pour la majorité. C'est un problème de péréquation entre l'offre et la demande de travail, d'adéquation entre les demandes de travail et les capacités productives des offreurs. Pas d'une volonté de ne rien faire de la part de ces derniers.

C'est d'ailleurs ce que dénonce Martin HIRSCH, le créateur du dispositif et opposé au projet de conditionnalité du RSA . Dans une interview donnée à la matinale de France Inter, lundi 8 mai, l'ancien haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté puis à la Jeunesse (entre mai 2007 et mars 2010), sous la présidence de Nicolas Sarkozy , considère qu'on se trompe de cible.

«Les allocataires du RSA ont certes du mal à retrouver un emploi , reconnaît Martin HIRSCH Mais il y a six ans, il y avait environ 400.000 emplois aidés. Aujourd'hui, il y en a entre 50.000 et 100.000, principalement chez les jeunes et pas du tout chez les bénéficiaires du RSA. […] Quand on regarde les dépenses d'insertion des départements, elles ont baissé de 30% ces vingt dernières années. [...] Quand on regarde Pôle emploi, j'avais demandé l'obligation d'inscrire tous les allocataires du RSA. Est-ce que ça a été fait? Non. […] La responsabilité est plutôt du côté des organisations publiques, de la manière dont on met en place les instruments.» Pas de celles et ceux qu'on va forcer, en quelque sorte.

Et ce n'est pas fini...

 

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Pourquoi les militants de Renaissance sont aussi discrets dans leur soutien à Emmanuel Macron

10 Mai 2023, 16:21pm

Publié par Bernardoc

In le JDD du 9 mai 2023

Empêtré dans une page de la réforme des retraites qu’il ne parvient pas à tourner, le président de la République est isolé depuis plusieurs semaines. Le chef de l’État ne peut pas compter sur le soutien des militants de son parti, Renaissance, pour le défendre lors de ses déplacements.

Des rangées de barrières métalliques installées tout au long des Champs-Élysées, une remontée de l’avenue vide de public mais des forces de l’ordre bien présentes… La commémoration du 8-Mai par Emmanuel Macron, lundi, a donné lieu à des images inhabituelles de la « plus belle avenue du monde ».

L’Élysée avait en effet décidé d’instaurer un périmètre de sécurité important autour de la célèbre avenue parisienne, afin d’éviter tout risque de manifestation hostile et de concert de casseroles à proximité de l'Arc de Triomphe. « On ne confine pas la démocratie », a déploré le député écologiste Julien Bayou ce mardi matin sur BFMTV. L’entourage d’Emmanuel Macron avait pourtant promis en avril que le chef de l’État allait se mettre « à portée de baffes » lors de ses déplacements.

Empêtré dans la réforme des retraites, le président de la République est isolé depuis plusieurs semaines. Le chef de l’État ne peut pas compter sur le soutien des militants de son parti, Renaissance, pour faire la claque. Même quand il était au plus bas dans les sondages et chahuté lors de son quinquennat, Nicolas Sarkozy était régulièrement accompagné par des militants UMP venus l’applaudir lors de ces déplacements. Emmanuel Macron est quant à lui seul. Trop seul, au point de s’en inquiéter ?

« Rien ne serait pire que de déserter le terrain et ainsi de rester sourds aux attentes, aux propositions et aux critiques parfois bien légitimes de nos compatriotes », a mis en garde le chef de l’État dans un e-mail envoyé aux adhérents et sympathisants Renaissance, le 24 avril dernier. Il avait alors appelé ses soutiens à « à nouveau sillonner le pays dans les semaines qui viennent ».

« On ne voit aucun militant, on ne voit pas le logo de Renaissance… Seuls des officiels l’accompagnent à chacun de ses déplacements, constate la politiste Virginie Martin interrogée par le JDD. Emmanuel Macron aurait pourtant besoin de leur soutien dans cette période difficile. » Selon la professeure à Kedge Business School, Emmanuel Macron est « un président sans parti ».

Du côté de Renaissance, on dit ne pas vouloir réitérer des pratiques qualifiées de « mises en scène ». « On a les moyens de faire venir des militants à chaque déplacement, on reçoit même des demandes de nos militants en ce sens, mais il serait contre-productif d’organiser un soutien artificiel », avance au JDD Loïc Signor. Le porte-parole du parti Renaissance précise que des militants de la formation Emmanuel Macron sont parfois présents en marge des déplacements du chef de l’État. De même, des « temps d’échange encore organisés avec des ministres ou des équipes du président de la République ».

Loïc Signor « préfère » que le président de la République « voit des Français inquiets, qu’il peut convaincre du bien-fondé de notre politique, plutôt que de se retrouver avec un comité d’accueil qui fasse la claque ». Il ajoute : « Le président de la République est là pour rencontrer des gens qui ont des choses à lui dire et pour y répondre à son niveau. »

Joint par le JDD, François Patriat avance d’autres raisons : impossible de faire venir des macronistes sans prendre le risque d’attirer des contestataires, qui multiplient les « casserolades » depuis plusieurs semaines. « Si l’on dit qu’Emmanuel Macron vient quelque part, ça fuite dans la foulée et il y a des opposants qui viennent », regrette le président du groupe Renaissance au Sénat. Par ailleurs, « même si on faisait venir 50 militants pour l’accueillir, on ne les verrait jamais à l’écran, contrairement aux opposants », déplore le sénateur de la Côte-d’Or. Plus généralement, « on sait que l’on mobilise plus facilement contre que pour », dit-il. « Je regrette que la France silencieuse ne soit pas mobilisée, celle qui me dit tous les jours ‘Tenez bon, on vous soutient’, mais qui ne dit rien. »

Particulièrement discret ces derniers mois, le parti Renaissance pointe le bout de son nez plus d’un an après la réélection d’Emmanuel Macron. La formation a lancé ce week-end une opération militante en soutien au chef de l’État. Cette campagne, intitulée « Pour nous », en écho au slogan de la campagne présidentielle de 2022 « Avec vous », a pour objectif de défendre le bilan des six premières années de ses mandats. « Elle répond à l’injonction du président de la République et démontre qu’il est possible d’aller faire de la politique de terrain, de convaincre aussi bien sur notre bilan que de montrer que les quatre prochaines années seront utiles », explique Loïc Signor. Quelque 500 000 tracts ont été imprimés, de même que 300 000 affiches.

« On retourne sur le terrain car à un moment donné on nous l’a confisqué pour promouvoir les idées contre la réforme des retraites », estime le porte-parole de Renaissance, qui se félicite de ce retour. « La réalité c’est que ça marche, comme on l’a vu ce week-end. Il est possible d’avoir un dialogue, dans la sérénité, malgré des désaccords », veut-il croire.

« Les militants sont courageux. Il y a plus de soutien de la part des militants Renaissance que de la part des élus qui ont un peu la trouille », estime François Patriat, soutien de la première heure du chef de l’État. « Quand un élu de LFI appelle à décapiter Emmanuel Macron (NDLR : Christophe Prudhomme, conseiller régional Île-de-France, a chanté dimanche lors d’une manifestation le slogan « Louis XVI, on t’a décapité. Macron, on peut recommencer »), ça ne donne pas forcément envie aux militants d’aller sur le terrain », souligne de son côté Loïc Signor.

Pour Virginie Martin, la frilosité affichée par Renaissance prouve que la formation d’Emmanuel Macron « n’a pas su devenir véritablement un parti politique ». Selon la politiste, Renaissance n’a pas su se « transformer en parti de cadre, encore moins en parti de masse » malgré les moyens conséquents attribués depuis 2017 en raison de ses scores électoraux.

Et ce n'est pas fini...


 

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La dégradation d'une société chargée d'une mission de service public.

9 Mai 2023, 12:26pm

Publié par Bernardoc

Je veux parler de La Poste, et en particulier des services offerts sur ma commune Le Haillan.

Lorsque je suis arrivé dans cette commune en 2006, il y avait trois guichets et un service de boîtes postales. Le collège n'en possédant pas, je souhaitais en faire ouvrir une, tentative abandonnée car les boîtes postales devaient disparaître au printemps 2007. Très bien, le facteur continuerait donc de distribuer le courrier dans notre boîte aux lettres.

Bientôt, le nombre de guichets fut réduit à deux, d'où une attente plus longue, et sans possibilité de s'asseoir pour les personnes fatiguées.

Je suis retourné au bureau ce matin, après plusieurs mois au cours desquels s'étaient déroulés des travaux. Surprise : il n'y a plus qu'un seul guichet : sûrement que la SA La Poste doit être fière de l'accueil qu'elle offre.

J'ai posé la question au préposé (je ne sais pas si c'est toujours le bon terme) : « C'est parce qu'il y a moins d'usagers qu'on a supprimé la moitié des guichets restants ? » Contrairement à certains de ses collègues, il n'a pas tiqué sur le mot « usager » et a simplement répondu « Oui ».

Devrais-je rappeler une fois de plus que la distribution du courrier le samedi n'est qu'un lointain souvenir ?

Le méprisant osera-t-il terminer le démantèlement de la poste d'ici quatre ans ? On peut s'attendre à tout.

Et ce n'est pas fini...

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