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Le blog de Bernard SARLANDIE

L'Internationale.

30 Avril 2017, 19:34pm

Publié par Bernardoc

  D'aucune s'est réjouie d'avoir seulement entendu chanter La Marseillaise lors des grands rassemblements de gauche lors de cette campagne présidentielle. Alors en cette veille de 1er mai, journée de luttes des travailleurs, j'espère que l'hymne suivant résonnera dans les défilés. j'espère aussi qu'au cours des cinq ans à venir, quel que soit le résultat le 7 mai au soir, ce chant d'espoir sera repris en masse et sans honte pour la préservation des conquêtes sociales de nos grand-parents, de nos parents et de nous-mêmes.

Paroles de Eugène POTTIER (1871) - Musique de Pierre DEGEYTER

Debout, les damnés de la terre
Debout, les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la faim.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout, debout
Le monde va changer de base,
Nous ne sommes rien, soyons tout.

Refrain (répété deux fois)
C'est la lutte finale ;
Groupons nous et demain
L'Internationale
Sera le genre humain.

Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun.
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l'esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer tant qu'il est chaud.

L'État comprime et la Loi triche,
L'impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s'impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité veut d'autres lois ;
"Pas de droits sans devoirs, dit-elle
Égaux pas de devoirs sans droits."

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la banque
Ce qu'il a crée s'est fondu,
En décrétant qu'on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû.

Les rois nous saoulaient de fumée,
Paix entre nous, guerre aux Tyrans
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l'air et rompons les rangs !
S'ils s'obstinent ces cannibales
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs,
La terre n'appartient qu'aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours.

Et ce n'est pas fini...

 

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Comédie à L'Entrepôt.

29 Avril 2017, 08:02am

Publié par Bernardoc

C'est une pièce de Laurent RUQUIER, Je préfère qu'on reste amis, qui nous était présentée hier soir par le Théâtre des Salinières.

Deux heures de spectacle enlevé par un duo d'acteurs Laura LUNA et Alexis PLAIRE, ce dernier étant le metteur en scène. Ce n'est pas un rôle qui me conviendrait, moi qui réfléchit toujours avant de parler : je ne tiendrais pas le rythme.

Quelque chose qui met la pièce hors de portée d'une troupe amateur, c'est le volume des décors, ou alors il faut imaginer quelque chose de complètement différent. Trois tableaux sont présentés : deux salles de bains (?), un magasin de fleuriste et une chambre d'hôpital. Leur installation est facilitée par la fermeture du rideau devant lequel viennent tour à tour Claudine et Valentin qui nous racontent chacun la même anecdote avec des versions tout à fait différentes, procédé comique bien connu.

La scène dans la boutique donne lieu aux plus belles expressions des acteurs, où l'on voit que la parole n'est qu'une partie de leur jeu.

Pour les personnages, les situations oscillent du rire aux larmes et le mensonge tient une place très importante dans les relations entre les deux personnages. J'ai cru que la pièce se terminait lors d'un moment dramatique (la séparation définitive), mais, comédie oblige, il y a un rebondissement qui conduit à une fin heureuse...après un dialogue une fois de plus guidé par le mensonge.

Au salut, les acteurs ont remarqué que la salle était, contrairement à ce qui se passait d'habitude, loin d'être pleine. C'est vrai qu'elle était à moitié vide, mais si le 25 juin nous avions autant de spectateurs, nous serions contents.

Si j'en crois les commentaires entendus lors de la sortie, l'ensemble du public a passé une excellente soirée. What else ?

Et ce n'est pas fini...

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Boomerang.

28 Avril 2017, 13:02pm

Publié par Bernardoc

C'est un rendez-vous auquel j'essaie d'être fidèle le plus souvent à 9 heures le matin sur France inter, à tel point qu'il m'arrive de décaler mon départ pour ma promenade quotidienne à bicyclette en fonction de l'invité.

Il y a à chaque fois trois morceaux de bravoure de l'animateur Augustin TRAPENARD : son introduction, l'annonce du calendrier culturel et la description de son invité ; chaque jour ce sont trois bijoux finement ciselés qui révèlent son amour pour la langue française et sa capacité à la mettre en valeur.

Et quand son invité est un écrivain qui manie remarquablement la langue française et qui fut consacré en 1992 par le prix Goncourt, le plaisir est doublé. Une des premières phrases que j'ai retenues fut : «ette simple phrase a suffi pour illuminer mon début de journée. Mais je m'aperçois que je n'ai pas mentionné le nom de l'auteur. Alors le voici pour ceux qui ne l'auraient pas reconnu : Patrick CHAMOISEAU, qui se présente comme indépendantiste et qui aurait donc aimé voir se profiler la VI° République. Aucune agressivité dans ses propos, mais des affirmations qui méritent d'être entendues venant de cet ami d'Edouard GLISSANT et héritier d'Aimé CESAIRE.

"J’ai toujours eu autour de moi une France coloniale et puis il y a la France qui m’a été donnée par mes lectures."

"La poétique a toujours précédé le politique."

"Je suis indépendantiste, je ne crois pas à l’entité qu’on appelle Pays d’outre-mer."

"Il y avait un mépris de la langue créole et de sa culture."

Il était invité à l'occasion de la sortie de son nouveau livre, Frères migrants, qui sort mardi. C’est une déclaration contre la barbarie des frontières, un manifeste pour un nouveau monde plus ouvert sur l'autre, un hymne à la tolérance, l’accueil et la fraternité.

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai une furieuse envie de me précipiter sur son dernier ouvrage dès sa sortie, surtout en cette période de (extrême) droitisation de notre hexagone.

Et ce n'est pas fini...

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Vous avez dit économies ?

27 Avril 2017, 14:28pm

Publié par Bernardoc

In planet.fr d'hier

Le 7 mai, la France aura un nouveau président. Soit Emmanuel MACRON, le candidat soutenu par "En Marche !", soit Marine LE PEN, soutenue par le Front national. Mais que ce soit l'un ou l'autre, le futur chef de l'Etat coûtera plus cher aux contribuables français.

En effet, tout président qui quitte ses fonctions à l'issue de son mandat obtient une retraite au titre de son ancienne fonction présidentielle. Cette retraite est de l'ordre de 5 200 euros net par mois. Or, si l'on prend les âges des deux candidats qualifiés, à savoir 39 ans pour Emmanuel MACRON et 48 ans pour Marine LE PEN, ceux-ci sont bien inférieurs à celui de François HOLLANDE, par exemple, âgé de 62 ans. Ainsi, à l'issue de leur premier (ou second) mandat, Emmanuel MACRON ou Marine LE PEN coûteront plus cher aux contribuables français.

Concernant François HOLLANDE, président sortant, le député de l'Aisne René DOSIERE, expert des finances publiques, a fait savoir au magazine Capital, qu'il "aura pour vivre, d'une part le traitement qui est accordé aux anciens présidents, c'est-à-dire 5 200 euros nets par mois. S'ajouteront à cette somme les retraites que François HOLLANDE a eu durant sa carrière professionnelle : celle de magistrat de la Cour des comptes (3 500 euros), celle de parlementaire (6 200 euros) et celle d'élu local (235 euros)."

Le président pourra cumuler toutes ces retraites, ce qui fait un total de 15 100 euros net par mois.

Et ce n'est pas fini...

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Journée de lutte et de mobilisation le 1er mai 2017

26 Avril 2017, 10:34am

Publié par Bernardoc

En complément de mon article d'hier :

Ensemble, faisons du 1er mai une journée de lutte et de mobilisation pour le progrès social, la solidarité et la paix entre les peuples.

Depuis plusieurs mois, il est martelé à qui veut l’entendre que le contexte économique et social ne laisserait entrevoir aucune perspective réjouissante. Seuls les lendemains sombres et douloureux seraient la solution inéluctable pour permettre à la France de retrouver sa place parmi les grandes puissances européennes et mondiales.

Au contraire, pour la CGT, force de proposition, les solutions résident dans les valeurs de progrès social, de solidarité et de paix entre les peuples. Quotidiennement, elle apporte son soutien et participe aux nombreuses luttes des travailleurs, des retraités, des privé-es d’emploi, de la jeunesse qui refusent comme unique réponse l’austérité permanente et le partage de la misère.

Ces luttes sont plus que légitimes au regard des 56 milliards d’euros de dividendes versés et de rachats d’actions en 2016.

Cette situation est notamment permise par un non-contrôle par les pouvoirs publics de l’utilisation des dispositifs CICE et CIR, initialement

définis pour inciter à la création d’emploi et au développement de la recherche et développement.

C’est en toute lucidité que la CGT porte la possibilité et la nécessité de sortir de cette logique de mise en concurrence exacerbée entre les territoires et les populations.

L’opposition systématique entre les pauvres et les moins pauvres, entre salariés et travailleurs indépendants, entre les immigrés et la population française est un leurre qui détourne du vrai débat qui est celui de la définanciarisation de l’économie et de l’entreprise et d’un autre partage des richesses.

Pour le progrès social exigeons :

l’arrêt du dumping social et environnemental,

le nouveau statut du travail salarié qui permet de rattacher à la personne des droits et garanties (protection sociale, droits à la formation professionnelle, reconnaissance des qualifications…) transférables et opposables à chaque employeur. Cela répond pleinement aux inquiétudes légitimes des travailleurs – impacté-es par le numérique par exemple – alors que le patronat aspire à profiter de cette période pour remettre en cause le fondement même de notre modèle social, tant critiqué au niveau national mais si envié au plan international.

Pour sortir de la logique de mise en concurrence entre les territoires et les populations la CGT revendique : l’abrogation de la loi « Travail »

De nombreux salariés refusent son application dans leur entreprise à l’instar de la mobilisation des salariés du siège de RTE qui ont massivement voté contre lors du premier référendum organisé par la direction pour contourner les organisations syndicales.

Il convient aussi de favoriser les investissements créateurs d’emplois dans l’industrie et dans les services sur l’ensemble du territoire.

L’équilibre social et économique du territoire nécessite le redéploiement de services publics de proximité abandonnant les logiques financières au profit de la réponse à l’intérêt général.

Il est inconcevable que certains perdent leur vie au travail pendant que d’autres la perdent car ils n’en ont pas, ou sont trop peu rémunérés.

La CGT revendique :

la valorisation du travail par une augmentation significative des minima sociaux,

du Smic pour le porter à 1 800 euros,

un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle

et la réduction de la durée légale du temps de travail à 32 heures.

Toutes ces propositions sont réalisables à condition de créer le rapport de force. C’est pourquoi la CGT appelle l’ensemble des travailleur-euses, privé-e-s d’emplois, des retraité-e-s à se mobiliser massivement pour de nouvelles conquêtes sociales porteuses des valeurs de progrès social, de solidarité et de paix.

Tous ensemble le 1er mai :

Rassemblement à 9h30

Place de la République - Bordeaux

Départ en manifestation à 10h00

À l’issue de cette manifestation, comme tous les ans, un moment de fraternité et de solidarité est organisé à la Bourse du Travail de Bordeaux autour d’un repas et de musiciens.

Et ce n'est pas fini...

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Nouveau panneau.

25 Avril 2017, 13:54pm

Publié par Bernardoc

 

A côté de l'ancien, la mairie vient d'installer un nouveau panneau dans ma rue. Je viens de l'inaugurer syndicalement, car il n'y a plus grand chose à attendre de la politique politicienne. Vous vous imaginez avec Madelin à la culture, Estrosi à l'Education nationale et Hue à l'intérieur ? Alors, investissons massivement le pavé le 1er mai, en prélude à ce qui ne va pas manquer de se produire, quel que soit le résultat de l'élection présidentielle ! Une Guyane à l'échelle de l'hexagone ?

Et ce n'est pas fini...

Nouveau panneau.Nouveau panneau.

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Merci Hamon !

24 Avril 2017, 07:53am

Publié par Bernardoc

23 avril 2017, 23 heures

Il me paraît absolument indispensable en ce soir de défaite de rendre un hommage appuyé au candidat d'un parti en décomposition, et à ses soutiens, qui ont permis à la droite et à l'extrême droite de se qualifier pour le second tour des élections présidentielles. Il a repris avec brio la place qu'avait occupée Chevènement il y a 15 ans pour favoriser l'absence de la gauche au second tour de l'élection majeure. Comme le disait un post sur FB : « Merci le PS, merci Hamon ; signé : Marine et Emmanuel ».

Lorsque j'étais en Grèce il y a quelques années (avant Syriza), notre guide nous avait dit que la Pasok était devenu un parti de droite. Il m'avait alors été intimé de ne pas poursuivre la conversation avec lui. Nous en sommes au même point maintenant. Et il faut bien se rendre compte que, comme le disait un autre post : « 6% Hamon, 19,5% JLM : cherchez l'erreur ».

Il y a déjà eu de nombreux ralliements au candidat ni de gauche, ni de gauche, de la part de militants du PS, même si cela ne représente pas grand chose, puisque si on enlève les 2% de Jadot et le 1% du PRG dans « la belle alliance populaire », il reste à peu près 3% de socialistes non encore ralliés avant le premier tour.

J'attends avec impatience de voir les allégeances qui ne vont pas manquer, une fois Macron élu à la tête de l'Etat, chez les élus socialistes de toutes les instances régionales, départementales, voire municipales. L'austérité n'est, à mon avis, pas près de s'arrêter.

Je n'ai pas encore vu l'appel de Filoche, lui qui a milité pendant des semaines pour que la France Insoumise se range derrière Hamon, à voter Macron ; je suppose que cela ne saurait tarder.

Je viens d'entendre le discours de Jean-Luc MELENCHON à propos du deuxième tour : cela m'a rappelé notre déclaration (du FdG) avant le deuxième tour des départementales il y a deux ans. Une satisfaction locale cependant : depuis huit ans que nous militons au Front de Gauche, notre action commence à payer : alors que depuis des années notre score tournait autour de 7,5%, nous atteignons presque 23% (22,9%), 8,2 points derrière Macron, mais loin devant le PS qui n'arrive pas à 10% sur la commune.

Allons-nous être capables de capitaliser pour les législatives ? C'est pas gagné pour un rassemblement FI/PCF et ce serait énormément dommage.

Et ce n'est pas fini...

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Le travail premier lieu de discrimination

23 Avril 2017, 12:16pm

Publié par Bernardoc

Sexe, âge, origine, couleur de peau, religion, handicap, santé, maternité..., le 10ème Baromètre du Défenseur des droits et de l'Organisation internationale du travail (OIT) a révélé fin mars que le marché du travail est particulièrement discriminant. Il confirme que le travail est en pôle position des lieux de discrimination (34 %).

Les chiffres de ce baromètre confirment une tendance également relevée par l'activité même du Défenseur des droits : sur environ 5 200 réclamations reçues en 2016 pour discrimination, plus de la moitié concernait l'emploi.

Le rapport révèle que les femmes sont davantage discriminées que les hommes, à 24 % contre 5 % pour des raisons liées au sexe. La grossesse et la maternité apparaissent comme le troisième motif de discrimination cité par les femmes (7 %). « Les stéréotypes et préjugés qui freinent l'accès des femmes à l'emploi et leur déroulement de carrière sont encore aujourd'hui fortement marqués par le “risque” que constitue la maternité pour l'exercice d'une activité professionnelle », détaille cette étude qui confirme ainsi la justesse de la campagne #viedemère initiée par l'Ugict-CGT. En plus des inégalités de salaire, des déroulements de carrière souvent plus lents et des temps partiels plus systématiques, les femmes subissent une « sanction sociale » tandis que les pères de famille, ne sont que 13 % à déclarer avoir subi une discrimination.


Le baromètre ne rend pas compte cependant de l'ampleur d'une autre discrimination, celle que subissent les militants syndicaux. Ainsi, en juin 2016 le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l'Organisation des Nations Unies déplorait dans un rapport sur notre pays « les actes de représailles contre les représentants syndicaux signalés ».

Les atteintes au droit syndical sont tellement banalisées que le Défenseur des droits, requis par le Conseil économique, social et environnemental pour évaluer les discriminations syndicales, estimait le 27 juin 2016 dans un courrier au secrétaire général de la CGT « qu’environ 5,5 % » des réclamations dont il est saisi « concernent les activités syndicales. Ces saisines, bien qu’émanant de salariés et d’agents des trois fonctions publiques, ne reflètent pas toute la réalité du terrain », convenait Jacques TOUBON, qui sollicitait la CGT pour lui communiquer les éléments dont elle dispose.

La pression judiciaire sur les militants, les restrictions du droit de manifester, la répression violente, la criminalisation du mouvement social et syndical resteront des marqueurs du quinquennat de François Hollande. Elles ont accompagné des restrictions des droits des représentants du personnel, une sécurisation juridique des entreprises, un corsetage et un dévoiement du dialogue social.

 

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Parce que les politiciens ne régleront pas tout...

22 Avril 2017, 14:31pm

Publié par Bernardoc

Un texte de camarades hospitaliers limousins.

Depuis quelques mois, une vague de suicides parmi les salariés nous fait voir à quel point la souffrance au travail est devenue insupportable. Certains de nos collègues en sont venus à mettre fin à leurs jours sur leur lieu de travail. Comme d’habitude, les directions se dédouanent de leurs responsabilités en mettant en avant « des problèmes familiaux » pour expliquer ces violents passages à l’acte.

Se suicider sur son lieu de travail n’est ni anodin, ni un hasard ! Les personnes mettant fin à leur jour sur le lieu de travail n’ont trouvé que ce moyen pour exprimer leur douleur. Le lieu de travail est désigné comme seul responsable de leur souffrance.

La souffrance est palpable, insidieuse, usante. L’agressivité est devenue récurrente ! Agressivité entre collègues, entre services, entre les différentes strates hiérarchiques. Les salariés sont en permanence sous tension.

Certains en jouent, d’autres en abusent. C’est un élément essentiel dans tout management efficient. La direction s’en délecte….

Effectivement des salariés qui se désolidarisent et s’individualisent, c’est la paix sociale assurée. Aucun mouvement de protestation ne peut naître chez quelqu’un qui se retrouve épuisé physiquement et psychologiquement avec le sentiment d’être isolé dans un groupe social.

C’est la technique de tout bon management capitaliste. On individualise et on terrorise ! Après on fait passer n’importe quelle mesure « les doigts dans le nez » sans contestation aucune. Et des mesures, ils en on fait passer !!! LICENCIEMENTS, PRÉCARISATIONS, DESTRUCTION DE LA SECU, DES RETRAITES, SALAIRES QUI STAGNENT…!

Notre quotidien au travail est en permanence rythmé par « la performance, la compétitivité, l’efficience, la rentabilité ». Il faut toujours donner plus!

Dans les centres hospitaliers, les cliniques, les EHPAD et les établissements du médico-social, ce management est d’autant plus difficile à vivre car les professionnels ont sous leurs responsabilités des personnes fragilisées physiquement et/ou psychologiquement. Les établissements de soins sont gérés comme des usines où l’aspect économique doit prévaloir sur les soins et les prises en charge.

RTT en moins, rappel sur les repos, changement perpétuel de planning, alternance jour/nuit, absentéisme non remplacé, CDD qui durent des années….rendent les conditions de travail à la limite du supportable. Beaucoup de professionnels ont un sentiment de travail mal effectué, une peur de plus en plus grande d’erreur médicale, de prises en charge bâclée…

Notre environnement est ainsi fait qu’il semble être devenu une constante dont on ne peut se défaire.

La CGT a toujours dénoncé ces dégradations de nos conditions de travail qui sont de véritables agressions physiques et psychiques !

La CGT a adapté son dialogue en proportion de cette agressivité récurrente.

Beaucoup nous dénigrent, nous traitent de radicaux, de « terroristes » ( selon l’avis éclairé de M. Gattaz, président du MEDEF) !

A LA CGT, NOUS NE SOMMES PAS DES MOUTONS!

Notre comportement est toujours à l’image du dialogue social qui nous est proposé :

        • S’il est audible et constructif nous pourrons travailler en collaboration.
        • S’il est infect avec de seules affirmations économiques où l’humain est balayé d’un revers de main, alors là oui la CGT peut tenir des propos très combatifs !

Oui, le déni des problèmes posés, de la souffrance au travail, les non réponses, la culpabilité, la pression exercée sur les agents sont des facteurs de violence, d’agression que nous vivons au quotidien.

Oui, ce n’est pas toujours facile d’en prendre plein « la gueule », mais la violence de la direction et l’injustice sont le carburant de la CGT.

L’Histoire nous a toujours démontré qu’il est possible de faire changer l’ordre établi en relevant la tête !

Nos aïeux nous ont légué la sécurité sociale, la retraite, les services publics, la journée de 8h, les congés payés.

Il ne tient qu’à nous de lutter pour garder nos acquis sociaux et d’en conquérir de nouveaux !

Oui, à la CGT nous sommes comme ça! Nous avons toujours cru à une société meilleure pour tous ! Une société de justice sociale, de paix, de fraternité !

ON N’A RIEN LÂCHÉ ! ON LÂCHE RIEN ! ON LÂCHERA RIEN !

Et ce n'est pas fini...


 

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Fin de campagne présidentielle.

21 Avril 2017, 17:01pm

Publié par Bernardoc

J'espère qu'elle se poursuivra pour le deuxième tour. Pour la deuxième fois, nous avons pu voir les onze candidats dans une même émission. Le format était différent de la première fois ; certains candidats l'ont regretté, moi pas. Le ton était posé, le format identique pour tout le monde ; il n'y en a qu'un seul qui a cru faire le malin : c'était Micron, prenant prétexte de l'attentat qui venait de se commettre sur les Champs Élysées. Il est à noter que les suivants, tout en réagissant, ont quand même répondu à la commande.

C'était une émission utile, bien plus compréhensible que le « débat » précédent, surtout quand La Poste n'a pas diffusé les professions de foi, ce qui est véritablement scandaleux. Vivement sa re-nationalisation, qu'elle retrouve toute sa compétence de service public.

Ce fut Jean-Luc MELENCHON, très sobre, souriant et pédagogue, qui a débuté (par tirage au sort) les deux parties de l'émission ; on avait vraiment l'impression que Léa SALAME buvait ses paroles avec délectation. Et l'intérêt de ce genre de format, c'est qu'on pouvait s'absenter un quart d'heure de temps en temps pour éviter ceux qui monopolisent habituellement les antennes, tout en appréciant ceux qui en sont privés si souvent au nom de la démocratie (!!!). je ne comprends pas tout ce que dit Cheminade concernant la finance, mais j'ai beaucoup apprécié son discours sur la culture et sa suggestion d'utiliser les églises trop souvent inoccupées pour faire répéter les chorales scolaires à développer. Il parlait de musées départementaux ; en son temps, j'avais suggéré d'ouvrir un petit musée sur la commune, mais ce n'avait même pas été retenu par mes camarades du FdG ; pourtant avec tout ce qui sera ressorti pour les 150 ans, je suis sûr qu'il y aurait une base de départ, augmentées par toutes les œuvres acquises par la mairie suite aux expositions artistiques annuelles.

Ce fut une belle campagne, que j'ai suivie en spectateur attentif, avec toutefois moins d'enthousiasme qu'il y a cinq ans. Peut-être m'engagerais-je davantage si le candidat que j'ai choisi est qualifié pour le deuxième tour, sinon, je me contenterai seulement de mettre son bulletin dans l'enveloppe, le vote blanc n'étant toujours pas comptabilisé.

Et ce n'est pas fini...

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