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Le blog de Bernard SARLANDIE

J'ai failli oublier.

30 Juillet 2016, 09:12am

Publié par Bernardoc

J'ai failli oublier.

Toujours lors de mon court séjour à Paris du début juillet, une autre exposition au Musée en herbe : L'art et le chat, celui de Philippe GELUCK. « C'est un petit pas pour moi, c'est un pas de géant pour l'histoire de l'art», nous dit-il. Le thème : faire voisiner des œuvres célèbres avec des interprétations revisitées par le chat : entre autres, La Joconde, Le discobole, Arcimboldo et bien d'autres. Et pour certaines œuvres, il s'agissait des originales que Geluck avait réussi à se faire prêter pour l'expo. Absolument hilarant ! Mais je crois bien que c'est terminé à ce jour.

Celle-ci, je l'avais repérée, mais j'ai découvert, par hasard, un immeuble d'artistes (c'est au 59 rue de Rivoli) et sur cinq étages chaque appartement est occupé par plusieurs artistes qui exposent et travaillent sous vos yeux lorsqu'ils sont présents. Les photos sont interdites dans les ateliers, alors, simplement quelques unes prises dans l'escalier – sonorisé - pour vous donner une idée de l'endroit. Curieusement (?) je n'ai croisé que des visiteurs étrangers : peut-être cet endroit était-il indiqué dans les guides qu'ils utilisaient ? Donc, si vous passez devant, n'hésitez pas à entrer, c'est libre et gratuit.

Et ce n'est pas fini...

J'ai failli oublier.J'ai failli oublier.J'ai failli oublier.

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En attendant le train.

29 Juillet 2016, 09:20am

Publié par Bernardoc

Cela fait quand même plus de 25 ans que j'utilise la gare Montparnasse et je viens d'y découvrir à deux pas un atelier – musée : celui du sculpteur Emile-Antoine BOURDELLE. Je dois avouer que je n'avais jamais entendu parler de cet artiste, mort en 1929. La surface a été augmentée par deux fois lorsque l'atelier s'est transformé en musée, et des jardins y ont été adjoints.

Comme habituellement, j'ai demandé s'il y avait un prix pour les vieux, et bien c'était gratuit ce jour-là. Je pense que c'est parce que s'y déroulait un concert, animation proposée un peu partout dans la capitale en ce début juillet. J'ai un peu écouté, mais j'étais là pour visiter, et selon les endroits les sons du concert parvenaient très clairement.

Ce qui frappe dans ce musée, c'est à la fois le gigantisme et le réalisme des œuvres, dont certaines sont exposées dans les jardins et y tiennent toute leur place. Bourdelle utilisait quantité de matériaux : marbre, pierre, plâtre, grès, bronze, bois...pour réaliser des œuvres sur commande.

Un lieu intéressant est l'atelier proprement dit : on dirait que le sculpteur s'était arrêté la veille au soir.

Le musée abrite aussi la collection particulière de l'artiste, qui fut, ne l'oublions pas, un élève de Rodin.

Du coup, concert + visite, ma visite du quartier Montparnasse s'est arrêtée là. Il faudra la continuer lors d'une prochaine occasion.

Quelques photos sous le lien :

https://goo.gl/photos/HwPno6NE4WwTaCYW8

Et ce n'est pas fini...

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Le musée de l'Homme.

28 Juillet 2016, 09:36am

Publié par Bernardoc

Il est resté au même endroit, c'est à dire au palais de Chaillot, sur l'esplanade du Trocadéro. La dernière fois que j'étais venu en ce lieu, il était en rénovation et j'avais visité le musée de la marine.

C'était donc une première ; allais-je être déçu comme je l'avais été en visitant le musée des arts et métiers ? Eh bien, pas du tout ! Il a été magnifiquement rénové avec une volonté pédagogique évidente, et qui ne fait pas doublon avec le musée du quai Branly.

On commence par monter un grand escalier avec « Bienvenue » écrit dans un grand nombre de langues multicolore, mais pas l’espéranto. Ce n'aurait pourtant pas déparé. La « galerie de l'Homme » (bien sûr !) s'articule autour des trois questions essentielles : Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ?

Toutes sortes de techniques sont utilisées pour rendre la visite la plus vivante possible, jusqu'à une étonnante échelle de portraits en cire montrant l'évolution de nos ancêtres sur différents continents. On peut se prêter aussi au jeu du « morphing », où l'on voit notre visage transformé pour ressembler à ce qu'il aurait été du temps de néanderthal.

L'étage suivant n'est plus seulement (pré)historique mais aussi géographique, avec un tableau actif dépeignant les différentes migrations au cours des siècles et deux endroits remarquables : une yourte (actuelle, puisqu'il y avait la télé) et un taxi-brousse africain très réaliste, en fait sûrement original.

Comptez au minimum une bonne heure et demie pour suivre le parcours, mais vous pouvez facilement doubler ce temps.

Bonne visite et en attendant, quelques photos sous le lien :

https://goo.gl/photos/arLYpjzTxwmUodW98

Et ce n'est pas fini...

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Des Tuileries à Montmartre.

27 Juillet 2016, 13:55pm

Publié par Bernardoc

Donc, je reprends mon escapade à Paris. En traversant la Seine, un petit tour au jardin des Tuileries, et j'arrive au musée de l'Orangerie, que je ne connaissais pas du tout. C'est l'endroit où se trouvent Les nymphéas, la fameuse série d'immenses tableaux de Claude MONET, pour lesquels deux pièces ovales ont été spécialement construites. Sortie par la place de la Concorde et après le déjeuner dans le quartier (à éviter, non pas pour la qualité mais pour le prix – mais ça j'aurais dû m'en douter!) petit saut vers l'église de la Madeleine, à l'intérieur de laquelle je n'avais jamais pénétré auparavant. A ce moment de la mi-journée, les marches étaient occupées par des gens de toutes catégories en train de pique-niquer. Et c'est vers Montmartre que se termina ma balade ensoleillée : le cimetière, d'abord, avec un passage obligé devant la tombe de Siné après avoir testé la première volée des escaliers de la Butte (vous pouvez continuer la chanson), les petites rues, dont la célèbre rue St Vincent (« elle avait sous sa toque de martre... ») au pied de la vigne du clos Montmartre (souvenirs, souvenirs : quand j'étais petit, mon père m'y avait emmené un jour de vendanges), avant d'arriver au sacré cœur, ce machin construit pour expier les « crimes » de la Commune, et de repartir via la place du Tertre avec toutes les demandes insistantes des silhouettistes/caricaturistes/portraitistes. J'ai terminé ma virée par la place des Abbesses, célèbre pour sa station de métro qui permettait, entre autres, de rejoindre le groupe Louise MICHEL de la Fédération Anarchiste, un peu plus bas.

Quelques photos sous le lien :

https://goo.gl/photos/cy6w3mAa2SiHwnn9A

Et ce n'est pas fini...

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Polémique.

26 Juillet 2016, 20:01pm

Publié par Bernardoc

Après l'horrible attentat de Nice, on assiste à une polémique entre flics (dont le premier) qui efface tout le reste. Qu'ils se tirent dans les pattes entre eux, ce pourrait être amusant pour le citoyen que je suis et qui n'a jamais eu des rapports faciles avec ces représentants de l'«ordre ». Même dans votre bon droit, l'un de vous a-t-il eu gain de cause face à ces personnes en uniforme ? Non, je ne suis pas comme Renaud, je n'irai pas embrasser un flic, en tout cas pas sous cet uniforme, même s'il m'arrive de le faire dans d'autres circonstances.

Ce dont on nous rabat les oreilles, c'est qu'un ministre ne peut mentir. Mais faut-il avoir la mémoire courte ? Les plus anciens se souviendront peut-être d'un certain Mellick qui avait mis je crois 25 minutes pour faire Paris – Dunkerque en voiture afin de servir d'alibi à Bernard TAPIE. Un des plus récents est Cahuzac, soutenu un temps par ses collègues du gouvernement et qui affirmait « les yeux dans les yeux » ne pas avoir de compte à l'étranger.

Mais un ministre ne peut pas tout savoir, et c'est normal. Ainsi lorsqu'en 1987 j'ai contesté la réalité d'une note à un concours (auquel j'étais reçu) et qu'un gratte-papier ministériel m'a répondu sur mon original corné pour permettre une (courte) réponse FAUSSE au verso, je doute que le ministre de l'époque ait été mis au courant, d'autant qu'il ne reste aucune trace de ma démarche (à part, bien entendu, le courrier que j'ai conservé).

De même, lors de ma dernière année d'activité, quand un fonctionnaire rectoral se permet de trafiquer certaines de mes appréciations pour ne pas créer de remous en commission paritaire, je doute fort qu'il ait demandé au recteur l'autorisation de commettre cette falsification.

Donc, je suis persuadé que la fliquette et le ministre ont raison chacun de leur côté, et je prends le pari que le dépôt de plainte fera long feu...Il ne faut pas briser la belle alliance populaire des dernières régionales.

Un mot vu l'heure où je mets en ligne cet article (rédigé hier soir vers 21 heures) : un sentiment d'horreur après le forfait des délinquants en Normandie, preuve s'il en était encore besoin de l'inanité de « l'état d'urgence ».

Et ce n'est pas fini...

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Une procédure d'exception pour une loi d'exception.

22 Juillet 2016, 08:51am

Publié par Bernardoc

Toujours aux avant-postes de la démocratie :

Communiqué LDH

Les assauts de démagogie qui ont présidé aux débats sur la prolongation de l’état d’urgence ne peuvent dissimuler que les mesures décidées par le Parlement à l’initiative du gouvernement restreignent nos libertés, sans pour autant être un gage d’efficacité dans la lutte contre les actes de terrorisme.

La loi prorogeant pour une quatrième fois l’état d’urgence, qui va être adoptée cet après-midi, n’est pas seulement inutile, elle est dangereuse.

Elle est dangereuse parce qu’elle pérennise une situation d’exception, parce qu’elle laisse à la discrétion du gouvernement le droit de manifester et accroît les pouvoirs de la police au point de justifier de retenir un enfant pendant quatre heures et de saisir les données personnelles sans réel contrôle puisqu’une nouvelle fois, le juge judiciaire est écarté.

Mais cette loi est aussi une atteinte directe au processus démocratique. En y intégrant des modifications pérennes du Code pénal, les parlementaires et le gouvernement ont institué une nouvelle manière de légiférer, dans la précipitation et au mépris de toute règle démocratique. Bien entendu, comme on peut s’y attendre, cette négation des principes du débat parlementaire ne sera pas soumise à l’appréciation du Conseil constitutionnel.

La LDH condamne absolument une loi d’exception adoptée par une procédure d’exception.

Paris, le 21 juillet 2016

Et ce n'est pas fini...

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Orsay.

21 Juillet 2016, 09:24am

Publié par Bernardoc

La dernière fois que j'étais à Paris, j'avais tenté d'y venir, mais il y avait trop de queue. Comme je savais que je devais y revenir début juillet, je n'ai pas insisté. Donc, ce mardi 5, j'arrivai un quart d'heure en avance, et il y avait déjà des gens qui attendaient, mais pas trop.

Ce qui m'intéressait particulièrement cette fois-ci (c'est un musée que je fréquente régulièrement), c'était la rétrospective consacrée au douanier Rousseau. Je hais les douaniers, mais je fais exception pour celui-ci, d'autant qu'il n'en était pas vraiment un.

Pas de photos bien entendu, donc uniquement la mémoire visuelle et le ressenti devant ces tableaux et ceux des peintres qui ont inspiré Rousseau. Chacun a en mémoire les tableaux de jungle imaginée par celui qui avait peu voyagé à part dans sa tête, mais j'ai découvert le concept dont il était le plus fier : « le portrait-paysage », c'est à dire un portrait au premier plan, avec un paysage à l'arrière plan qui n'était pas là seulement pour meubler, mais avait également son importance.

Une autre exposition au dernier étage avait lieu en même temps : le romantique repenti : Charles GLEYRE, un artiste né en Suisse et passablement oublié (c'est un euphémisme). Ce fut un grand voyageur qui accompagna pendant trois ans un riche Américain de Rome à Khartoum, chargé de faire des croquis des choses vues. Mais il s'effraya devant les dangers encourus et rentra à Paris. Son protecteur poursuivit son voyage et il mourut en Asie quelques mois plus tard. Quelques titres de tableaux vont vous faire comprendre d'où il tenait son inspiration : Les Brigands romains (1831), Intérieur du temple d'Amon, Karnak, Le déluge (particulièrement intéressant, car il dépeint la fin du déluge avec l'arche échoué). Il s'éteint en 1874, après avoir ouvert un atelier où il enseignait gratuitement.

Au fond de la galerie centrale, se tenait une exposition sur le palais Garnier (l'opéra).

Contrairement à la plupart du temps,je ne suis pas resté déjeuner au restaurant, mais me dirigeait vers le musée de l'orangerie, en passant par la passerelle Léopold SEDAR SENGHOR dont les grilles commencent à se remplir de cadenas ; il y a d'ailleurs des vendeurs à la sauvette qui en proposent sur le pont.

https://goo.gl/photos/RPsQGjE7Hcawoxdz9

Et ce n'est pas fini...

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La balade de la lune rouge.

20 Juillet 2016, 22:50pm

Publié par Bernardoc

La balade de la lune rouge.

C'était la troisième édition à Limeyrat, mais c'était la première fois que nous y participions. Rassemblées devant la salle des fêtes, une bonne centaine de personnes bien chaussées, avec leur pliant et leur lampe de poche, attendaient le signal du départ, qui allait être donné par Josiane qui expliqua le déroulement : nous allions arpenter les chemins et petites routes du village, avec des pauses régulières, pendant lesquelles le conteur, Daniel CHAVAROCHE, allait nous régaler de ses histoires. Aucun souci quant à ce qui nous attendait : il y a 16 ans, j'avais fait venir Daniel à St Mesmin lors de l'école ouverte du collège Goya et il avait animé toute une soirée ; j'avais également participé, lors d'une régionale MGEN, à une visite contée de Sarlat.

Avant même le départ, il nous mit en garde contre lo leberou, personnage bien connu de notre Occitanie, puis nous nous mîmes en marche (non, non, « il » n'était pas là, c'était un public populaire et largement d'origine campagnarde) pendant une vingtaine de minutes et tout le monde s'installa à un carrefour pour écouter l'histoire de Marcellin, le tailleur ambulant qui ne put se résoudre à tuer un loup et qui finit tragiquement à la guerre de '14, sous les balles de « la machine à découdre ».

La deuxième halte, avec un verre d'eau bienvenu, fut l'occasion d'une histoire moins tragique : elle nous conta les mésaventures de l'équipe de rugby d'un petit village à une génération d'intervalle, avec des « partenaires » écossais.

Troisième étape : l'histoire du gabarrier Joan LAGIBE (le bossu) qui jouait du violon à l'auberge pour accompagner Adeline (tiens, il y en avait une parmi les spectatrices) ; là aussi, destins tragiques.

Dernière étape : il faisait nuit et donc retour au village, sur la place de l'église, pour bénéficier de l'éclairage public ; l'église avait été vidée de ses chaises, si bien que tout le monde put s'asseoir pour deux histoires : le GR, qui nous dépeint une étude sociologique des randonneurs, et pour finir : lo cagadou, la cabane au fond du jardin que tous les gens de ma génération ont connue ; je ne vous en dirai pas plus.

Tout n'a pas fini par des chansons (même si en son temps Daniel CHAVAROCHE fit partie d'un trio occitan Pissafreg), mais par une salade de fruits accompagnée d'une variété de boissons pour tous les goûts. Et comme nous avons l'habitude au Haillan, chacun là-bas aussi a aidé à rentrer les chaises dans l'église avant l'extinction des feux.

Le lendemain (ce matin), visite privée de l'exposition de Pierrot noir dans la bibliothèque Andrée CHEDID.

Et ce n'est pas fini...

La balade de la lune rouge.
La balade de la lune rouge.
La balade de la lune rouge.
La balade de la lune rouge.
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Une quatrième prorogation de l’état d’urgence ? La démagogie au lieu du débat démocratique

19 Juillet 2016, 09:15am

Publié par Bernardoc

Communiqué LDH

Le gouvernement vient d’annoncer une quatrième prorogation de l’état d’urgence et celle-ci sera sans doute avalisée par le Parlement. Tous les parlementaires, y compris celles et ceux qui prétendent le contraire, le gouvernement lui-même, savent que cette prorogation est inutile. Elle relève de la gesticulation et non d’une gestion raisonnée et démocratique de la situation. En revanche, maintenir pendant près d’un an, à ce jour, ce régime, c’est faire de l’exception la règle.

Alors que les pouvoirs publics ont fait voter des dispositions extrêmement graves pour les libertés au prétexte qu’il fallait organiser une sorte d’état d’urgence sans l’état d’urgence, voici qu’ils conjuguent ces textes répressifs et l’état d’urgence. Une telle attitude, à laquelle s’ajoutent les propos démagogiques d’une grande partie de l’opposition, ne permet nullement de lutter efficacement contre les actes de terrorisme mais porte atteinte à tous les ressorts de la vie démocratique.

Ainsi que la LDH l’a déjà rappelé, c’est bien en s’appuyant sur l’état de droit et les libertés, en s’éloignant de toute démagogie, que nous ne céderons pas à la peur et que nous préserverons notre démocratie.

Paris, le 18 juillet 2016

Et ce n'est pas fini...

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Bégaiement.

18 Juillet 2016, 14:16pm

Publié par Bernardoc

Je n'ai pas vérifié, mais je suis presque sûr d'avoir écrit un article similaire il y a un an. Sur quel sujet ? Le manque de profs ! Soyons honnêtes, je ne suis pas allé chercher mes chiffres sur le site du ministère, mais sur Marianne, qui publie dans le même numéro une remarquable interview d'Alain SEKSIG sur la laïcité.

La plupart des disciplines sont touchées, mais voici les pourcentages : il manque 306 postes en maths (21,25%) ; 170 en anglais (14%) ; 237 en lettres modernes (18%) ; 196 en allemand (57%) ; 162 en lettres classiques (70,43%),...Bien plus de 1 000 postes non pourvus...et donc nécessaires puisqu'ils avaient été mis aux concours.

Je ne sais si la tendance s'accélère, mais cette défection provoque-t-elle un questionnement au gouvernement ? Je n'en ai pas l'impression : tant qu'il n'y aura pas eu de revalorisation massive de la profession, les étudiants à bac+5 se tourneront vers des carrières plus rémunératrices. Lorsque j'étais pion, oui, je sais, il y a bien longtemps, nous étions payés comme un instit au premier échelon ; maintenant, les assistants d'éducation touchent le SMIC.

Toute ma carrière, je me suis battu pour des classes limitées à 24 élèves par classe ; je me demande quel est le taux d'encadrement maintenant ; mais quand je me suis arrêté, on en était à 28 (en hausse).

Qu'il y ait un ralentissement de l'enseignement de l'anglais n'est pas pour me déplaire, mais malheureusement ce n'est pas compensé par l'allemand.

Pourtant, le ministère va s'efforcer de mettre un prof devant chaque classe. Comment ? En recrutant comme contractuel ceux qui n'ont pas été reçus. Résultat : considérés comme trop mauvais, ils travailleront à plein temps et sans aucune formation. Heureusement que les résultats sont là pour conforter le satisfecit du ministère : presque 90% de reçus au bac (davantage qu'au brevet) : on a dépassé de beaucoup les 80% envisagés il y a une trentaine d'années par Chevènement.

Qui osera se plaindre alors ?

Et ce n'est pas fini...

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