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Le blog de Bernard SARLANDIE

Articles avec #education

Sécurité routière (cycliste).

14 Août 2017, 18:42pm

Publié par Bernardoc

Ce matin, lorsque je terminai mon tour (quotidien si possible) à vélo, avec gants, casque et gilet jaune comme d'habitude, une automobiliste qui avait eu l'outrecuidance de klaxonner à un cycliste qui était hors piste s'est fait vertement rabrouer sous le prétexte que l'utilisation de la piste n'était pas obligatoire. Que la voiture ait été obligée de se déporter sur la gauche de la chaussée semblait être le cadet de ses soucis. En cas d'accident, j'espère que ces utilisateurs de deux roues ne bénéficieront pas de circonstances atténuantes.

Mais peut-être connaissait-il le chemin et savait-il que la piste cyclable s'arrêtait net, sans aucun avertissement ni poursuite de l'autre côté de la chaussée. Qu'en pense la maré du même nom ? Une bonne occasion de taxer ceux qui se mettront involontairement en infraction, c'est encore plus facile que les contrôles à 30 km/h. Il faut bien compenser le manque à gagner de l'ISF.

Autre constatation : l'absence de casque. La plupart des « sportifs » avec vélos de course (ce n'est pas mon cas) en portent, mais certains inconscients, cyclistes occasionnels, n'en portent pas sous prétexte que ce n'est pas obligatoire au-delà de 12 ans. Moi je veux bien, mais ce n'est pas ce qui est enseigné aux collégiens, et le casque constitue la seule « carrosserie ». J'ignore sa réelle efficacité, mais je préfère ne pas avoir à le tester, tout en sortant couvert.

Et ce n'est pas fini...

Sécurité routière (cycliste).

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La Fontaine.

25 Juillet 2017, 07:43am

Publié par Bernardoc

Deux fois par jour Erik ORSENNA nous raconte sur France Inter la vie du fabuliste du XVII° siècle. Il est rare que je l'entende le matin, mais j'écoute à peu près régulièrement la rediffusion après le journal de 13 heures. Et hier, je me suis trouvé plongé plus de 40 ans en arrière, lors de l'oral du premier concours réussi dans l’Éducation nationale, celui de PEG de CET Lettres-Anglais. La Fontaine faisait partie des auteurs pour l'oral de français, et je suis tombé sur une fable dont j'ai oublié le nom. J'avais regardé tous les livres de français des Collège d'Enseignement Technique, en pensant que je serais interrogé sur une des fables y figurant. Eh bien, pas du tout !

Donc ¾ d'heure de préparation pour une présentation de 30 mn. Je fais mon explication selon la méthode que je maîtrisais à l'époque (je serais moins sûr de moi aujourd'hui!) et j'arrive à 20 minutes. Le jury me demande si j'avais quelque chose à rajouter et là, inspiration subite, je me lance dans une explication complémentaire écologiste (et c'était loin d'être aussi à la mode que ce le fut ensuite, même si René DUMONT venait d'être candidat à l'élection présidentielle) pendant cinq minutes. Le visage des jurés a plusieurs fois changé de couleur pendant cette prestation, et lorsque je m'arrêtai ils me reposent la même question. Là je leur ai dit que j'avais terminé. « Vous avez raison, quand on n'a rien à dire, il vaut mieux s'arrêter ». Sentence peu encourageante et pourtant je réussis le concours assez bien classé ; finalement, je crois qu'ils avaient apprécié mon originalité.

Et quand hier j'ai entendu notre académicien, je me suis dit que finalement j'avais été un précurseur !

Et ce n'est pas fini...

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Bientôt la fin des devoirs à la maison pour les élèves?

27 Mai 2017, 18:46pm

Publié par Bernardoc

Que voilà une annonce bienvenue, faite devant une association de parents d'élèves. Mais est-ce si révolutionnaire (pour utiliser le titre du livre de notre président) ?

Déjà, en primaire, les devoirs ont été supprimés depuis lurette. Mais lorsque j'étais parendélev à ce niveau, il existait des études surveillées (par les maîtres) qui permettaient le soutien aux élèves qui n'avaient pas tout saisi dans la journée.

Au collège on a mis en place des assistants pédagogiques, certains d'un haut niveau universitaire mais sans formation pédagogique pour remplir ce rôle. Certes leur nombre est insuffisant mais c'était un début ; or, je n'ai pas l'impression que l'on va accroître ces personnels.

Lorsqu'il existe un internat, en principe, il y avait des études surveillées ; j'ai eu l'occasion de les encadrer pendant quatre ans tant en lycée d'enseignement général qu'en ce qu'on appelait à l'époque Collège d'Enseignement Technique (nos actuels LP/Lycées des métiers), lorsque j'étais SE (Surveillant d'Externat) puis MI (Maître d'Internat). C'était très formateur pour le futur prof que j'aspirais à devenir. Que sont devenues ces études ? Existent-elles toujours ?

Pendant la quinzaine d'années au cours desquelles j'ai enseigné en LEP, il était évident que les devoirs étaient dans leur quasi totalité faits en classe. La seule exception était les compositions françaises qui auraient utilisé trop du temps scolaire si elles étaient rédigées en classe. Mais les corrections, elles, exercices éminemment formateurs, se déroulaient bien entendu en ma présence. Mes seules exigences pour le domicile étaient des leçons (verbes irréguliers par exemple) ou des lectures. Et on y arrivait !

Mais c'était l'ancien temps et depuis de nombreuses tâches sont venues se greffer sur la didactique. Nos collègues devront-ils accepter des heures supplémentaires pour remplir cette nouvelle demande ? Leur temps de travail « ordinaire » sera-t-il augmenté ?

Donc, initiative intéressante, mais à suivre de très près.

Et ce n'est pas fini...

 

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Des chiffres inquiétants.

20 Février 2017, 07:37am

Publié par Bernardoc

40% des 15 – 24 ans ont des IST (Infections Sexuellement transmissibles), et ce sont surtout chez les garçons.

Les IST sont multiples. En France, leur fréquence est en augmentation sauf pour le VIH dont le nombre annuel de découvertes de séropositivité est stable depuis 2007.

Les IST, autrefois appelées maladies sexuellement transmissibles (MST), sont des infections transmises lors des relations sexuelles. Il existe plus d'une trentaine d'IST. Elles sont provoquées par des agents infectieux. Il peut s'agir de virus, de bactéries ou de parasites.

Dans les pays développés, les IST et leurs complications font partie des cinq motifs les plus fréquents de consultation chez les adultes.
En France, les IST sont en augmentation depuis les années 1990. Le recours au dépistage est en augmentation.

Les IST les plus fréquentes sont les suivantes : La blennorragie gonococcique ; les chlamydioses ; l'hépatite B ; l'herpès génital ; la syphilis ; les infections par des mycoplasmes et la trichomonase ; le VIH-Sida.

Vu les âges concernés, il est évident que la prévention doit être le maître-mot. L'éducation à la santé doit vraiment prendre toute sa place dès le collège et être poursuivie au lycée. Le rôle des infirmières scolaires est primordial pour mettre en place la prévention et si les distributeurs de préservatifs sont généralisés dans les lycées depuis le ministère Jack LANG, malgré la résistance de certains chefs d'établissement à l'époque, il est aussi indispensable que les capotes (seul moyen véritable de protection) soient disponibles dans les infirmeries des collèges.

D'autres moyens éducatifs peuvent être mis en place avec profit. Je me souviens, il y a plus de vingt ans avoir eu des élèves sensibilisés à ces problèmes grâce à un théâtre-forum (initié par le MFPF) dans lequel ils sont devenus après les principaux acteurs. A l'époque, c'était surtout le sida qui était préoccupant, les autres maladies étant en diminution et non en expansion comme maintenant.

Donc beaucoup de travail à faire pour préserver les générations futures (celles qui paieront nos retraites!).

Et ce n'est pas fini...

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Prof ?

5 Janvier 2017, 16:20pm

Publié par Bernardoc

Entendu au poste ce matin : les démissions de profs ont été multipliées par trois l'an dernier. Pourquoi ces défections ?

Dans mon jeune temps, on recrutait les instits au niveau bac, les profs de CET (nos actuels LP à Bac + 1), les PEGC (bivalents) à Bac + 2, les certifiés à Bac + 3 (licence) et les agrégés à Bac + 4 (maîtrise).

Maintenant, l'ensemble des enseignants sont recrutés à Bac + 5, pour donner un meilleur niveau aux élèves, puisqu'on a élevé le niveau de recrutement des profs.

Résultat : ce que nous avons entendu ce matin à la radio : une jeune agrégée nommée en collège se plaignait de ne pouvoir avoir de rapports intellectuels de son niveau avec ses élèves de 6ème et songeait à une réorientation afin de pouvoir progresser par des échanges d'un niveau équivalent au sien, c'est à dire supérieur (elle n'avait pas l'air de se prendre pour une merde celle-là, soit dit en passant). C'est bien la preuve que les connaissances ne suffisent pas pour devenir un bon enseignant ; encore faut-il comprendre ce que cela signifie enseigner, transmettre, c'est à dire contribuer à la formation, à l'élévation de l'enfant par des connaissances nouvelles. Mais encore aurait-il fallu lui montrer comment faire : c'était le rôle que remplissaient les Écoles Normales jusqu'à leur disparition en 1990, un peu plus de cent ans après leur création. Après quelques années et des cours de pédagogie, on était mieux armés pour « affronter » une classe, et la pratique aidant, améliorer le travail ; mais on n'était pas partis de zéro.

Les déceptions qui se font jour actuellement sont probablement le fait de recrutements tardifs et moins populaires : au siècle dernier, lorsque Freinet écrivait Pour l’École du peuple, devenir enseignant était un gage de réussite dans la vie : « l'ascenseur social » avait fonctionné, et on vivait bien avec notre salaire. Maintenant, la profession est dévalorisée et il devient donc attractif de changer pour une orientation davantage avec le niveau d'études acquis. Quel gâchis !

Et ce n'est pas fini...

 

 

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L'avenir des enseignants ?

29 Décembre 2016, 07:55am

Publié par Bernardoc

Les intertitres d'une analyse de François JARRAUD dans Le Café pédagogique. Je vous laisse le soin d'aller découvrir l'article sur le site.

Travailler plus et gagner moins, c'est inscrit dans le programme Fillon pour l'élection présidentielle. Depuis ce matin, on sait comment le probable futur gouvernement fera. Proche de F Fillon, le sénateur Gérard Longuet a publié ce matin un rapport qui prévoit d'inclure dans le temps de travail des enseignants les deux heures supplémentaires que font en moyenne les enseignants dans un nouveau cadre annualisé. Le temps de travail des agrégés serait aligné sur celui des certifiés, faisant passer leur temps hebdomadaire de 15 à 20 heures. On retiendra de ce rapport la violence et la détermination des Républicains pressés de passer à l'action...

 

L'heure de la revanche

 

Annualiser le temps de travail

 

Assécher les heures supplémentaires

 

Augmenter le temps de travail

 

Comment passer de 648 à 1607 heures

 

Un service de 20 heures hebdo pour certifiés et agrégés

 

Gratter l'os jusqu'au bout... des options en lycée

 

Un tiers des postes supprimés dans le secondaire

 

A quelques mois de l'élection présidentielle, alors que l'OCDE elle-même demande le maintien des investissements dans l'éducation, l'entourage de F Fillon pose les bases de son programme. Supprimer plus de 100 000 postes dans l'éducation c'est effectivement possible. Maintenant on sait comment cela se fera.

Et ce n'est pas fini...

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Filmer le travail.

24 Septembre 2016, 11:42am

Publié par Bernardoc

Le Festival Filmer le travail se déroule chaque année depuis sept ans à Poitiers. Il est organisé par l’association du même nom, à l’initiative de l’Université de Poitiers, l’Espace Mendès France de Poitiers et l’ARACT (Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail), en collaboration avec la Région Poitou-Charentes et la Ville de Poitiers.

Avec la région Nouvelle Aquitaine, ce festival international a jugé bon de se « décentraliser », et c'est la raison pour laquelle, invités par notre maire, nous sommes allés hier soir à L'Entrepôt pour assister à la projection d'un film primé : «Garçon boucher ». Nous étions une petite trentaine dans la salle pour ce film au format télévision (52 minutes), film à la gloire de l'apprentissage.

On y voit un Miguel, d'origine portugaise, nous dire tout le mal qu'il pensait du collège et son désir d'apprendre le métier de boucher. Il en était à son troisième maître d'apprentissage, les deux premiers lui ayant « manqué de respect », mais il était filmé avec un écouteur dans l'oreille, ce qui à mon avis n'était pas forcément preuve du respect qu'il accordait à celui qui l'interviewait ; de plus, vers la fin du film, on apprend qu'il s'était fait virer du CFA, sans beaucoup d'explication, ce n'était pas le propos du film. De plus aucune allusion à un quelconque droit du travail tout au long du film ; il est vrai que, ne l'oublions pas, c'est un facteur favorisant le chômage, comme nous le serine le gouvernement.

On voit un jeune filmé dans toutes ses difficultés d'apprentissage manuel, et lorsqu'on découvre à la fin qu'il est deuxième de sa promotion au CAP, il est permis de se poser des questions sur la qualité des autres nouveaux bouchers. J'ai été étonné de voir l'amoncellement de cadeaux aux lauréats : cette école de boucherie parisienne sait y faire !

Il devait y avoir un débat après le film, mais ce fut une grande déception, notamment pour nous, militants du Front de Gauche, qui représentions pratiquement la moitié des spectateurs. Et personnellement, j'ai du mal à assimiler ce que voulaient nous dire le réalisateur et le prof de fac qui ont passé leur temps à nous dire combien ils étaient nuls à l'école.

Non, décidément, pour moi, un tel film n'est pas un encouragement à l'apprentissage.

Et ce n'est pas fini...

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Entre les murs.

23 Août 2016, 14:26pm

Publié par Bernardoc

Le livre faisait partie des cadeaux que m'avaient offerts les collègues de Langevin lors de mon départ en retraite avec une dédicace disant combien ils avaient été heureux entre ces murs (amiantés) sous ma direction. Mais je dois avouer que j'avais besoin d'un laps de temps avant de me replonger dans des situations similaires à celles que nous avions partagées.

Hier soir, après la séquence d'arrosage du jardin, j'ai pris le film (Palme d'or en 2008, rappelons-le) en cours. Et j'ai revécu des séances que j'avais expérimentées, soit en tant que prof, soit en tant que Principal.

Par exemple le prof de techno qui reviens effondré en salle des profs, déprimé en sortant d'une classe vraiment pénible. Comment ne pas faire le rapprochement avec mes 2ème MRTP (Mécaniciens Réparateurs de matériels de Travaux Publics) : 36 élèves dans une salle exiguë, deux heures de suite avec anglais obligatoire mais examen facultatif : je ne retournais pas dans la salle des profs puisque j'avais terminé ma journée, mais j'étais le dernier à la quitter à 10 heures, quand il n'y avait vraiment plus personne ! Rude année pour un prof stagiaire !

Ensuite, réunion éducative où l'on parle du permis à points sans aboutir à un résultat. Cette proposition ne m'a jamais été faite lorsque j'étais Principal ; je l'aurais peut-être adoptée, mais sans enthousiasme. Ce qui a résonné en moi aussi, c'était les punitions que la majorité des profs avaient en tête : je n'ai jamais senti chez les profs présentés une réelle volonté éducative. Les parents étaient plus positifs.

En revanche, je n'ai jamais connu une telle attitude de délégués-élèves lors d'un conseil de classe. Il faut dire que j'ai toujours insisté sur la formation et que la parole leur était donnée au même titre que les autres représentants, sans attendre la fin quand tout le monde est toujours pressé.

Autre situation vécue : le départ précipité des parents et de l'élève exclu après un conseil de discipline, sans même écouter les possibilités de recours et de suite.

Oui, décidément, j'avais bien besoin d'entamer ma huitième année de retraite pour pouvoir apprécier cet excellent film, à froid.

Et ce n'est pas fini...

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Et si on essayait de parler français ?

22 Août 2016, 09:42am

Publié par Bernardoc

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Le silence.

12 Août 2016, 14:21pm

Publié par Bernardoc

Très belle intervention ce matin dans la matinale de France-inter d'un certain David Le Breton, dont je n'avais jamais entendu parler, sur le silence. Mais étant en phase de réveil, je n'ai pu entendre la totalité de ce qu'il disait, mais c'était suffisant. « La parole doit être entendue, donc elle ne doit pas faire partie d'une litanie, sinon elle perd sa valeur ».

Cela m'a fait plonger plusieurs décennies en arrière, lors de ma première leçon en public, au cours de laquelle ma prof avait remarqué que j'étais à l'aise dans le silence, que je gérais très bien dans la classe. (Il faut bien que je me jette un peu des fleurs de temps en temps!). Mais gérer le silence ne veut surtout pas dire l'imposer, même si parfois on y est obligé pour libérer la parole de l'autre. Et j'ai dû le pratiquer quelquefois en conseil de classe pour que chaque partie, notamment élèves et parents, puissent prendre toute leur place au sein de ces instances.

Cela n'avait bien entendu rien à voir avec le silence que mon dernier supérieur hiérarchique (celui qui m'a harcelé pendant trois ans et pourri ma fin de carrière) m'imposait lorsqu'il me demandait des explications sur ma façon d'être et d'agir : quand je m'apprêtais à répondre « Taisez-vous ! » m'intimait-il, ce qui démontrait tout le respect qu'il avait pour un inférieur hiérarchique.

Cette attitude me rappelait celle d'un censeur que j'avais eu en tant qu'élève et que j'ai retrouvé comme pion un peu plus tard. Ce militant de l'UDR, proche du SAC, aurait bien aimé transformer le lycée en caserne, et avait du mal à supporter les transformations générées après mai '68. Serge QUADRUPPANI fut une de ses bêtes noires.

Le silence permet de se retrouver, de se concentrer, d'apprendre en observant : les Tahitiens que j'ai connus à l'époque montraient souvent cette attitude. Et apprentis franc-maçons ne doivent-ils pas passer de nombreux mois dans le silence avant d'être autorisés à s'exprimer ? Il doit bien avoir une raison.

Et c'est pour profiter du silence que lorsque je courrais en pleine nature, on ne m'a jamais vu avec un baladeur sur les oreilles, qui n'aurait pu avoir que des effets négatifs sur les bienfaits que procurait cet exercice.

Je vais donc me taire pour aujourd'hui.

Et ce n'est pas fini...

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