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Le blog de Bernard SARLANDIE

La Scandinavie

27 Février 2010, 01:23am

Publié par Bernardoc

         Comme nous étions riches en rentrant de Polynésie, nous avions acheté un ClipCar et un break Volvo, et nous avions décidé de, peut-être, voir le soleil de minuit.

         Nous étions allés tester le ClipCar au camp GCU de Lacanau, et nous avions sollicité les camarades du GCU correspondants pour l’Allemagne, le Danemark, la Norvège, la Finlande et la Suède afin de recevoir des tuyaux pour préparer notre voyage. Le Guide du Routard devait compléter nos informations.

         Partis de Lormont, en passant par Las Brunhas, nous fîmes escale à Châtelguyon en Auvergne pour voir des copains, puis Vittel pour voir des cousins. Le ClipCar tenait la route !

         Puis, nous traversâmes l’Allemagne, en nous arrêtant une nuit le long d’un canal où la navigation ne cessait pas. Nous eûmes la joie ( ?) de découvrir les prises européennes pour se brancher sur l’électricité, prises qui n’avaient pas encore atteint la France. Nous fûmes donc délestés de quelques marks (c’était avant l’euro !) car on nous vendit un câble adaptateur au prix fort. Mais c’était un investissement utile et nécessaire.

         En traversant la frontière avec le Danemark, la police des frontières allemande arrêta une seule voiture : la nôtre (cf. plus haut mon arrivée en Irlande !). C’est vrai qu’un couple en camping, pas encore trop décati, avec trois enfants sur le siège arrière dont le plus petit tétait son biberon, avait tout l’aspect de dangereux terroristes dignes de suppôts de la bande à Baader !

         Nous ne nous attardâmes pas au Danemark, nous devions être à l’heure pour prendre le ferry qui assurait la traversée jusqu’en Norvège, après avoir récupéré nos billets qui étaient censés nous attendre au bureau de la compagnie. Et là, big surprise : ils n’y étaient pas. Je n’avais pas l’intention de les payer une seconde fois. En insistant auprès de l’employée, elle consentit à se renseigner pour finalement les retrouver. Ils étaient arrivés, et en sécurité depuis plusieurs jours. Ouf !

Et ce n’est pas fini…  

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Le réveillon du 31 décembre 1987

26 Février 2010, 14:21pm

Publié par Bernardoc

         images-copie-53Nous étions à Rotorua, centre maori de l’île nord.

         images-copie-38Quand on arrive dans cette région, ce qui frappe d’abord c’est l’odeur de soufre qui envahit l’atmosphère : nous sommes à un endroit où les entrailles de la terre images-copie-47viennent à la rencontre du sol. Cela se manifeste par des fumerolles que l’on voit s’élever dans le paysage, des lacs de boue bouillonnante dont les bulles viennent crever la surface, des geysers qui peuvent être très images-copie-50impressionnants et des sources d’eau chaude parfois aménagées en une sorte de hammam. images-copie-52

         Ce 31 décembre, nous avions décidés de nous arrêter dans un terrain de camping pour bénéficier des installations. J’ai voulu tester les sources chaudes, et peu habitué, j’ai failli tourner de l’œil tant la chaleur et l’odeur étaient oppressantes.

         Nous avions fait les courses avant d’arriver, car nous souhaitions fêter dignement l’arrivée de la nouvelle année, 24 heures avant la France. Et nous avions choisi du champagne Daniel LAURENT, en fait un vin néo-zélandais élevé selon la méthode champenoise, ce qui veut dire qu’il coûtait trois fois moins cher que du champagne, mais qu’il était tout aussi bon. En voici l’explication : ce Daniel LAURENT était le fils d’un viticulteur champenois qui avait épousé une néo-zélandaise venue vendanger chez son père. Lorsqu’il la suivit en Nouvelle Zélande, il se rendit compte que le terroir ressemblait beaucoup au sien. Il fit donc venir aux antipodes des plants des cépages de son père et fit prospérer son exploitation…pour notre plus grand bonheur, car la bouteille fut juste suffisante pour accompagner notre réveillon.

         images-copie-48Lorsque nous arrivâmes à Auckland, nous prîmes images-copie-49beaucoup de plaisir à visiter l’aquarium, qui avait ouvert peu de temps auparavant, juste avant le décès de son concepteur. C’était la première fois que nous avions la possibilité d’utiliser des tunnels de verre qui nous donnaient l’impression de nager au milieu de tous ces poissons exotiques. Depuis, le concept a été largement réutilisé par d’autres aquariums.

         Nous arrivions quelques mois après l’attenta contre le Rainbow Warrior et les faux époux Turenge purgeaient leur peine en Polynésie française, mais au cours de notre périple nous n’avons pas ressenti la moindre animosité à notre égard.

Et ce n’est pas fini…  

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La nouvelle Zélande en été

25 Février 2010, 17:38pm

Publié par Bernardoc

         Comme annoncé, je suis revenu en famille en Nouvelle Zélande, mais pendant les vacances de Noël, c'est-à-dire en été. Nous avions décidé de louer un camping-car et nous avions utilisé les services touristiques d’Air New300px-Logo Air NewZealand.svg Zealand. Ce « guichet unique » nous a grandement facilité la préparation de notre voyage. C’est le seul moment où Guilhem, contrairement à ses sœurs a eu droit au Kangourou, quand il n’était pas dans son couffin.

         Ce furent trois semaines resplendissantes. Nous avons commencé par l’île sud et nous fûmes invités au barbecue de Noël chez Lloyd, qui accueillit même un autre couple de Tahiti qui ne connaissait personne en Nouvelle Zélande à part nous59640x480.

         Nous avons beaucoup aimé notre première (et jusqu’à maintenant la seule) expérience en camping car. Une nuit sur trois nous fréquentions un camping et le reste du temps, nous nous arrêtions sur des aires propres et bien aménagées, généralement au milieu de nulle part, mais dans un site splendide. Tout était fait pour attirer les touristes dans ce pays

         images-copie-46Après Noël, direction l’île nord. La traversée de Picton au sud jusqu’à Wellington au nord se déroula à bord d’un ferry fort confortable au milieu de collines qui évitaient la monotonie. Nous restâmes peu à Wellington, assez froide capitale administrative, pour prendre la direction d’Auckland à travers le cœur du pays maori et de la région volcanique.

         images-copie-40Bien sûr, depuis que nous étions en Polynésie française, nous baignions dans une ambiance mao’hi, mais nous découvrîmes une autre facette que nous avions pu entrevoir, et faire entrevoir à mes parents et à ma sœur et sa famille, en 1985, à Tahiti, lors du festival des arts du Pacifique. Nos enfants furent choyés par les Maoris, et chacun d’entre nous a eu droit au baiser traditionnel nez images-copie-41contre nez. Les spectacles auxquels nous avons assistéétaient sans doute faits pour les touristes, mais après tout, n’était-ce pas pour cela que nous avions entrepris ce voyage ?

Et ce n’est pas fini…

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L'île sud

24 Février 2010, 00:54am

Publié par Bernardoc

         Les élèves étaient disséminés dans de nombreuses écoles, pas toutes dans Christchurch. Je fus donc amené par deux fois à louer une voiture pour rendre visite aux élèves. Chaque fois l’accueil était éminemment chaleureux et dans le hall de chaque école figuraient en bonne place les portraits des anciens élèves devenus All blacks. images-copie-45La première question portait immanquablement sur le rugby : j’arrivais après une tournée du XV de France qui ne s’était pas soldée par un succès, mais on me complimentait toujours sur la qualité de jeu de notre équipe, qui aurait au moins mérité de gagner un test match.  Puis j’étais mis en contact avec le professeur de français, ou plutôt la personne responsable du suivi de l’apprentissage du français dans l’école. En effet, parfois il n’y avait que deux ou trois élèves qui apprenaient notre langue, et l’enseignement se faisait donc à distance, supervisé par un enseignant qui n’avait rien à voir avec la discipline. En fallait-il du courage à ces élèves des antipodes pour vouloir apprendre la langue de chez nous !

         images-copie-44Dans l’hémisphère austral, juillet et août sont les mois d’hiver, ce qui constituait un choc pour nos jeunes tahitiens habitués à des températures plus clémentes. Mais ils s’acclimataient bien et n’hésitaient pas à participer à des sorties au ski dans les Alpes néo-zélandaises avec leurs écoles au moment des vacances de mi-trimestre.

         Et moi j’en profitais pour découvrir les paysages. Il n’y avait pas trèsimages-copie-43 longtemps que j’étais allé au Québec, et parfois les vastes étendues où l’on roulait pendant des heures en ne voyant qu’un homme, un mouton, un mouton, un mouton, un mouton, un mouton, un mouton, un mouton, un homme, un mouton,…me rappelaient un peu le continent nord américain, avec cette différence essentielle que lorsque l’on arrivait enfin à une ville, elle avait un aspect européen, anglais pour la plupart, écossais pour Dunnedin, toujours dans l’île sud. Il existe même un village qui s’appelle « Erehwon » (Nowhere – nulle part – à l’envers), ce qui indique bien les déserts que l’on peut traverser.

         images-copie-42Le réchauffement climatique n’était pas à la une de l’actualité il y a vingt cinq ans, mais j’avais été très choqué de voir le recul des glaciers locaux depuis un siècle.

Et ce n’est pas fini…

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New Zealand

23 Février 2010, 13:54pm

Publié par Bernardoc

         newzealandmap large enPremier « été » à BoraBora : Rose faisait un remplacement à l’infirmerie de l’île, et je décidai donc de continuer ce que j’avais fait pendant deux ans avec le CLTC (de la Ligue de l’Enseignement) en direction de l’Angleterre, c'est-à-dire accompagner des jeunes à l’étranger. La Ligue polynésienne ne faisait pas partie du dispositif, mais elle me mit en relation avec une association de parents d’élèves (surtout du privé ! ) qui organisait des voyages vers la Nouvelle Zélande.

         J’obtins un poste sans problème, d’autant que nous étions payés avec un lance-pierres et que nous y étions pas mal de notre poche. Mon boulot, à part le convoyage, consistait à visiter l’ensemble des écoles dans lesquelles étaient scolarisés les jeunes Tahitiens venus se frotter à la langue anglaise. J’étais basé à Christchurch, dans l’île sud, la plus anglaise des villes neo-zélandaises. images-copie-37

         Mon contact sur place était Lloyd UPTON, consul honoraire de France, qui tenait absolument à parler en français alors que moi j’insistais pour parler anglais. L’explication me fut donnée plus tard : Lloyd était marié avec une Sarladaise et le français était la langue commune à la maison (sauf quand les trois enfants étaient seuls, auquel cas l’anglais reprenait bien vite le dessus).

        images-copie-39 Il m’avait trouvé un hébergement chez June, une veuve dont le portrait du défunt mari en tenue de franc-maçon ornait les murs de la maison. Elle m’a appris certains détails sur la Nouvelle Zélande. Par exemple, il y avait fort peu de temps qu’elle fermait sa porte à clé ; c’était une action qui était inconnue dans sa jeunesse. De même elle me dit qu’il avait fallu qu’elle devienne adulte avant de rencontrer un Maori, alors que, lorsque nous avons débarqué à Auckland, nous avions été accueillis traditionnellement par un groupe maori et que les mots qui étaient au fronton de l’aéroport n’étaient pas « Welcome » mais « Haere Mai ». Elle me permettait aussi d’utiliser librement son téléphone, et lorsque je voulus payer, elle me dit qu’il s’agissait d’un véritable service public, gratuit à l’intérieur de l’agglomération.

         Mais la découverte de ce pays allait m’apporter d’autres satisfactions que j’avais envie de faire partager à ma famille lors d’un voyage ultérieur.images-copie-36

Et ce n’est pas fini…  

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La lenga dau païs

22 Février 2010, 11:09am

Publié par Bernardoc

Lundi 22 Février 2010

OCCITAN. Les parents d'élèves ont sué sang et eau pour agrandir l'école

Calandreta : 130 m2 de classes de plus

Dans l'une des deux nouvelles salles de classe, des calandrons (élèves) heureux. (PHOTO A. B.)
Dans l'une des deux nouvelles salles de classe, des calandrons (élèves) heureux. (PHOTO A. B.)

   C'était jour de fête vendredi à la calandreta, rue Font-Laurière à Périgueux, qui inaugurait ses deux nouvelles salles de classe, sur 130 m2, en fonctionnement depuis la dernière rentrée.

   Coprésident avec Ludovic Aupetit de l'association Calandreta pergosina, support de la calandreta (seule école bilingue et occitane, de gestion associative, s'inspirant de Célestin Freinet), Guillaume Cournil a rappelé, d'entrée, la course contre l'hiver que cette ouverture avait impliquée.

   Familles et enseignants ont en effet dû jouer de la truelle et du pinceau pour qu'aboutisse à temps ce projet lancé lors de l'année scolaire 2008-2009, face à l'essor constant des effectifs depuis trois ans. En liaison avec la Fédération régionale des calandretas, le but était d'implanter un bâtiment modulaire de 130 m² pour accueillir les enfants de la moyenne section de maternelle au cours moyen de 2e année.

Collectivités et Bournat

   Outre Odile Lacassagne, l'ancienne présidente, les représentants des collectivités locales ayant soutenu le projet ont exprimé leur satisfaction de le voir aboutir, qu'il s'agisse de Delphine Labails pour la Ville de Périgueux (qui fournit une aide indirecte puisque l'école est privée) ; de Mireille Bordes, du Conseil général ou du député Pascal Deguilhem qui a attaqué, avec le sourire, un discours en occitan.

   Mais on retiendra surtout l'intervention de François Pontalier, figure occitane, pilier du Bournat qui a affirmé : « Pour arriver à ces deux classes, il a fallu oeuvrer à ce que la calandreta progresse, en nombre de calandrons (57 écoliers aujourd'hui) et d'enseignants formés. Une calandreta, c'est une course d'obstacles et les parents doivent s'y investir de plus en plus car cette école est associative. »

   Il ajouta : « Cette calandreta est en de bonnes mains, mais l'État et l'Éducation nationale ayant quasiment démissionné de cet enseignement, les collectivités locales doivent suppléer la carence. Pour sa part, le Bournat et le Félibrige ont utilement fonctionné, avec la côte part instituée sur les entrées des félibrées depuis 1996 pour l'enseignement de l'occitan. »

   Lors du buffet inaugural, il a bien sûr été aussi question du rôle que souhaite jouer et joue déjà la calandreta dans la vie du quartier Vésone où elle est ancrée. Cela relativisait des altercations qui se sont hélas produites avec des riverains irascibles, peu habitués au stationnement de tant de voitures en ce quartier paisible.

Auteur : ALAIN BERNARD
a.bernard@sudouest.com
  J'avais envie de vous faire partager cet article de Sud Ouest Dordogne qui illustre bien le difficile combat pour ne pas laisser mourir la langue des troubadours qui, en son temps, représentait la culture en Europe.
Et ce n'est pas fini...

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Irlande, dernier épisode

21 Février 2010, 16:39pm

Publié par Bernardoc

         images-copie-32images-copie-32images-copie-32         images-copie-31Les vacances de Pâques ayant déjà commencé en France, Rose et Estelle vinrent me chercher. Elles débarquèrent donc à l’aéroport de Shannon, et ce furent les dernières surprises irlandaises.

         La mère supérieure de l’école nous invita à manger au couvent, et Estelle fut bénie pour le restant de ses jours ! Une collègue de français nous invita également chez elle, un soir, car son mari était à une réunion syndicale à Dublin. Il était professeur dans l’enseignement professionnel (« vocational »), une branche dans laquelle la langue de travail administrative était le gaëlique (signe que c’était une création irlandaise et non un reste de la colonisation anglaise), et militait dans l’équivalent irlandais du Snetaa. Je crois que c’était une famille foncièrement laïque, mais avant de passer à table, il s’est rendu à la dernière messe de la journée afin d’éviter les commentaires désobligeants, preuve s’il en était encore besoin de la formidable pression socialo-religieuse qui s’exerçait sur la population.

         Rose m’apportait une très chouette nouvelle : j’avais obtenu à la rentrée un poste au Cetad de BoraBora. Je pensai donc que ce dernier trimestre à Blanquefort se déroulerait bien vite, et que je quitterais le bahut sans regret, d’autant plus qu’en arrivant, ma partenaire avait déclaré à mes élèves que j’avais quittés pourtant enthousiastes qu’il n’était pas question de les recevoir en Irlande, que les Irlandais n’avaient pas de sous,…Une véritable douche irlandaise !

images-copie-28

         images-copie-25Avec Rose et Estelle, nous allâmes jusqu’à Galway, images-copie-30aux portes du Connemara, après avoir traversé le Burren, un désert calcaire très accueillant pour…les lichens.images-copie-27

         Puis, après avoir refait le plein de la cuve de fioul, qui a engloutit pratiquement la totalité de ma prime « d’expatriation », nous traversâmes l’Irlande vers l’ouest pour prendre le ferry qui nous mènerait au Pays de Galles où Geraint et Rhiannon nous attendaient.

         Je pensais revenir en Irlande en été, et pourquoi pas en roulotte, mais ce projet ne s’est pas encore concrétisé. Peut-être que l’an prochain lorsque Rose sera elle aussi en retraite…

Et ce n’est pas fini…

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L'Irlande touristique

20 Février 2010, 10:35am

Publié par Bernardoc

         Pendant tout ce trimestre irlandais, j’utilisais mes week-ends pour découvrir un peu le pays. Tantôt je partais vers le nord, tantôt vers le sud. Je ne suis allé à Dublin qu’une seule fois, trois semaines avant mon retour en France, convoqué par le service culturel de l’ambassade qui devait nous donner des tuyaux pour bien remplir notre mission : il y avait comme une petite erreur de timing.

         L’Irlande est un pays froid, « à l’abri » du Gulf stream, et le jour de mon voyage à Dublin, il a neigé, ce qui était malgré tout assez rare. Et là, panique générale sur la route. A un moment une voiture était en difficulté ; je m’arrête pratiquement en même temps qu’un Irlandais qui se met à donner des conseils à la conductrice. J’ai écouté ce qu’il lui disait, et je suis bien vite reparti car si elle l’écoutait, on courrait droit au sur-accident.

        images-copie-21 Mais sinon, le temps fut relativement clément pendant images-copie-19mes visites. La côte ouest de l’Irlande, face à l’Amérique, est très découpée. Dans le county Clare se dressent face à l’océan les fameuse falaises de Moher, peu éloignées des iles d’Aran (dont j’ignore si elles ont une relation avec l’opéra de Gilbert Bécaud).

         1805781Lorsque l’on se promène en dehors des sentiersF0007910 battus, avec nos cartes anglaises, il n’est pas évident de se repérer au milieu de ces petits murets de pierres sèches, car lorsque l’on arrive à un croisement, lorsqu’il y a des panneaux indicateurs, ils sont rédigés en…gaëlique, et les noms locaux n’ont absolument rien à voir avec leur traduction anglaise.

         Je dormais dans des « Bed and Breakfast », mais comme nous étions en hiver, il n’était pas toujours évident de trouver un lieu ouvert. Et là j’ai découvert quelque chose qui m’a étonné dans un pays d’Europe de l’ouest : on pouvait marchander le coût de la chambre ! J’ai pu être hébergé parfois dans de véritables châteaux qui n’étaient pas sans me rappeler les AJ de Grande Bretagne, avec l’intimité en plus.

         images-copie-24Vers le sud, après avoir traversé l’estuaire du fleuveimages-copie-23Shannon, on arrive à Dingle, un doigt qui s’avance dans l’océan atlantique. Là encore des paysages superbes et un col qui s’appelle le ‘Khyber pass’ mais quand même beaucoup plus sûr que le col du même nom au Pakistan.images-copie-22

Et ce n’est pas fini…

 

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Ensemble

19 Février 2010, 13:57pm

Publié par Bernardoc

affrendez-vousaquitaine

         Putain que ça fait du bien nom de dieu !

         C’est ce que je me suis dit hier soir en sortant du meeting de lancement de la campagne du Front de gauche pour les régionales en l’Aquitaine. Déjà, en arrivant, la convergence de tous ces gens vers le Fémina laissait augurer d’un succès. Cela me rappelait certaines manifestations à Paris, quand autour de cinq heures du matin les rues alentour de la gare St Jean fourmillaient. Et puis, en entrant dans la salle, le plaisir de saluer des camarades d’horizons divers, certains que je n’avais pas vus depuis plusieurs mois, d’autres dont la présence me faisait plaisir et me réconfortait. La présence importante de jeunes, tant de la JC que du PG, laisse bien augurer de l’avenir. Enfin l’entrée des candidats et du « parrain », Jean-Luc MELENCHON. La maîtresse des cérémonies était Nathalie VICTOR RETALI, ancienne institutrice de Guilhem, élue communiste au conseil municipal de Bordeaux et animatrice de RESF (Réseau Educateurs Sans Frontières).

         La première intervenante, une cheminote, nous a bien éclairés sur les problèmes des transports ferroviaires dans la région, sans oublier d’en remettre une couche sur le chemin de fer de ceinture de la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux). Lui succéda Isabelle LARROUY, tête de liste dans les Pyrénées Atlantiques qui nous parla de son engagement syndicaliste et associatif auprès des Sans-papiers. Un moment fort fut l’intervention de Simone GABORIAU, magistrate qui fait honneur à la justice de ce pays. Après le secrétaire départemental du PCF (tête de liste en Gironde), la maire de Barbaste dans le Lot et Garonne fut chaleureusement applaudie lorsqu’elle nous annonça avoir quitté le PS, dans lequel elle militait depuis 1987, pour rejoindre le Front de Gauche, mais aussi pour gérer la distribution d’eau en régie municipale, donc sans engraisser les multinationales.

         Avant le Président du PG, intervint notre tête de liste régionale, Gérard BOULANGER. Même si je fais partie de ceux qui ont émis des doutes sur la transparence de sa désignation (pas un mot lors de l’assemblée générale départementale du PG qui devait désigner nos candidats), je dois dire que son discours a démontré une connaissance certaine des problèmes aquitains et la volonté de vouloir changer le mode de gestion de notre région.

         Enfin, le « clou du spectacle », Jean-Luc MELENCHON qui a enflammé la salle au cours d’un discours de pratiquement une heure avec deux idées force que j’ai retenues : la politique c’est œuvrer au bonheur des gens (il serait intéressant de voir le nombre d’occurrences de ce mot pendant son discours) et l’affirmation qu’on irait chercher l’argent dans les poches de ceux qui nous le confisquent depuis si longtemps !

         Et nous avons terminé, debout, par ce chant d’espoir qui, hélas, retentit de moins en moins souvent dans les manifestations : L’Internationale.

         19266 312073959335 641724335 3249894 4009264 nOui, c’était vraiment un beau lancement de campagne et nous n’allons pas perdre de temps pour continuer à avancer nos propositions programmatiques sur les affiches ou dans les boîtes aux lettres.

Et ce n’est pas fini…

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Une école vivante

18 Février 2010, 17:02pm

Publié par Bernardoc

         J’ai coutume de dire que tous les collèges se valent et que ce qui fait la différence ce sont les cours d’arts plastiques, de musique et d’éducation physique. En effet, ces cours, sans doute moins « classiques » que les cours académiques traditionnels permettent à certains élèves de se mettre en situation de réussite, qui les amènera finalement à des progrès dans les autres disciplines.

         schoolcrestLe collège de Tulla en était bien conscient, comme vous pouvez le voir sur son logo. D’un côté (pardonnez-moi de ne pas utiliser de vocabulaire héraldique) un violon, qui symbolise toute la richesse et toute l’ouverture que peut développer l’éducation musicale. N’oublions pas que le violon est un des instruments de base de la musique traditionnelle irlandaise. Et, comme dans les écoles anglaises dans lesquelles j’avais travaillé précédemment, les cours d’instrument étaient dispensés au sein de l’établissement. A l’opposé, un livre ouvert : ceci pour l’éducation artistique, notamment le théâtre. Et lors de mon séjour, j’ai eu la chance d’assister à une représentation qui mêlait les deux arts puisqu’il s’agissait d’une célèbre comédie musicale : The sound of music. Je n’ai pas fait qu’y assister d’ailleurs, puisque j’avais été promu « photographe de plateau » et donc j’ai pu m’intégrer de cette façon à l’équipe qui menait ce projet. Ce fut un beau succès, mais j’ai rarement vu des élèves être « mauvais » au théâtre. Il me semble que c’est Cocteau qui disait : « Tous les enfants ont du talent…sauf Minou Drouet ».

         La diagonale qui sépare le blason est une crosse de hurling, le véritable sport national irlandais. Cela ressemble un peu à une crosse de hockey sur gazon, mais plus aplatie à l’extrémité, si bien qu’il est possible d’y faire tenir la balle dessus et de progresser ainsi, non pas en la poussant, mais en la portant. Je n’ai assisté qu’à un match de « notre » équipe, mais le stade était déchaîné, et n’avait rien à envier au Stade de France lors d’une finale de coupe. Ne m’en demandez pas plus, car il y avait un certain nombre de règles spécifiques que je suis loin d’avoir totalement assimilées. Contrairement à ce que j’avais fait lors de mes séjours anglais, je n’ai pas tenté de le pratiquer. A noter que ce sport existe aussi pour les filles, mais il s’appelle alors « camogie » ; c’était une des passions de Kathleen, mais il avait fallu qu’elle m’explique de quoi il s’agissait car mes modestes dictionnaires ignoraient ce mot.

Et ce n’est pas fini…

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