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Le blog de Bernard SARLANDIE

Orsay 2015.

30 Novembre 2015, 20:05pm

Publié par Bernardoc

Avant notre réunion de l’après-midi au lycée Henri IV, je décidai d’aller faire un tour au musée d’Orsay, musée que j’ai trouvé superbe lors de ma première visite en 1987, surtout pour les espaces, les perspectives, l’utilisation d’un lieu construit au départ pour tout autre chose. Puis, petit à petit, je me suis mis à apprécier davantage, et chaque fois un peu plus me semble-t-il, les œuvres exposées, sans compter le restaurant situé dans les anciens salons de réceptions officielles de la gare.

Cette fois-ci, deux expositions m’avaient attiré. La première : « Splendeurs et misères – Images de la prostitution en France (1850 – 1910) » se déroulait selon cinq thèmes : Ambiguïté, Maisons closes, L’aristocratie du vice, Imaginaire et prostitution, et Prostitution et modernité. Au long des quinze salles de l’exposition se trouvaient deux salles « explicites » interdites aux moins de 18 ans. Degas, Lautrec, Munch et Manet étaient parmi les peintres qui illustraient le thème.

Deuxième exposition : « Qui a peur des femmes photographes ? » m’a un peu déçu car je dois dire que je n’ai guère vu de différence avec un « homme photographe », quoi que…

Une troisième mini-expo que j’ai découverte une fois dans le musée s’intitulait : « Aux arts citoyens ! Images républicaines 1848 – 1914 » m’a conduit à penser qu’il serait temps que nous nous appuyions à nouveau un siècle plus tard sur les symboles de notre République laïque, une et indivisible.

Quelques photos souvenirs, hors expos :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6222996515033874417?authkey=CLaa_Lay4tbn_gE

Et ce n’est pas fini…

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Irma la douce.

29 Novembre 2015, 18:38pm

Publié par Bernardoc

Deuxième sortie théâtre, pour la reprise de la comédie musicale d’Alexandre BREFFORT et Marguerite MONNOT jouée pour la première fois en 1956. Adolescent, j’avais vu le film de Billy WILDER, mais cela remonte à longtemps.

Le spectacle commence par une surprenante Nicole CROISILLE qui harangue le public dans un argot que plus personne ne comprend et qui choisit un spectateur vers qui elle se tournera tout au long du spectacle, le harcelant d’une façon presque complice ; pourtant je pense que c’était seulement le fruit du hasard. Ce qui m’a étonné dans la distribution, c’est qu’il y avait seulement trois comédiennes en tout sur une troupe de quatorze accompagnée de six musiciens. Et pourtant il me semble que ce ne sont pas moins de quarante personnages qui ont été interprétés.

Une fois de plus, comme dans les autres salles de spectacle, j’étais au premier rang du Théâtre de la Porte St Martin, et je voyais tout en contre-plongée ; il m’arrivait donc de me dresser parfois quelques secondes pour voir le fond de scène.

J’ai bien aimé la mise en scène, parfois complètement délirante, et qui n’était pas sans rappeler celles de Jérôme SAVARY. Au cours de ce spectacle, l’heure, ou plutôt les deux heures, n’étaient pas à la morosité. J’ai aperçu Léa SALAME à la même séance que moi, et je viens de voir qu’il sera question de la pièce à ONPC, mais je ne regarderai pas l’émission. J’espère qu’ils ne démoliront pas la pièce.

Et ce n’est pas fini…

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Conseil de famille.

28 Novembre 2015, 18:24pm

Publié par Bernardoc

Conseil de famille.

Spectacle au théâtre Renaissance mardi dernier. Comme chaque fois que je vais à Paris, si ce n’est pas à un concert que j’assiste (comme la veille), je choisis en principe une comédie légère. Celle-ci a été écrite par Amanda STHERS et Morgan SPILLEMAECKER, deux auteurs bien français, malgré leurs noms.

Voici le scénario : coincée entre un fils accro à l’argent (Frédéric BOURALY), une fille mère de famille au bout du rouleau (Maud Le GUENEDAL), et un cadet artiste fainéant (Erwan CREIGNOU), dont on ne sait finalement s’il est gay ou pas, leur mère (Eva DARLAN) a décidé, elle, de s’éclater. Et tant pis si ça ne plait vraiment pas à ses enfants. Elle est attendue pour diner, et c’est en l’attendant que se forge le plan de la supprimer. Nous sommes presque dans une unité de lieu puisque la scène est divisée en deux : d’un côté la salle à manger, de l’autre la cuisine où doit se préparer un mojito explosif.

Pas de temps mort dans la mise en scène d’Éric CIVANYAN. On n’a pas à réfléchir (c’est peut-être mieux) et le jeu des acteurs est bien enlevé, même si on a parfois du mal à y croire. Mais après tout, ce n’est pas leur texte.

J’ai néanmoins passé une très bonne soirée, et il était important de ne pas laisser les théâtres vides en cette période.

Et ce n’est pas fini…

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Lundi soir au spectacle.

27 Novembre 2015, 17:46pm

Publié par Bernardoc

Lundi soir au spectacle.

Lorsque Serge UTGE-ROYO était passé au « Haillan chanté », nous étions en croisière, mais j’avais fait beaucoup de pub avant. Un chanteur qui soutient, entre autres, L’Union Pacifiste de France bénéficie d’un préjugé favorable. Je devais être à Paris dès lundi dernier, j’avais regardé un peu les théâtres mais le lundi est pour beaucoup jour de relâche, après les deux séances du dimanche. Et voici qu’arrive le journal de l’UPF qui mentionne le trio Utge-Royo au XX° Théâtre. Coup de téléphone, répondeur et rappel plus tard pour me dire que ma réservation était enregistrée.

J’arrive à Ménilmontant vers 18h30 et je vais retirer mon billet ; aucune trace de moi, le théâtre était complet, mais finalement j’ai bien fait de venir avant dîner, sinon je doute que j’aurais pu entrer.

Contrairement à l’habitude, ce n’était pas des chanteurs en première partie, mais une lecture (en français) à plusieurs voix de témoignages de Républicains espagnols exilés intitulé : « A moi les étrangers !... ». Cela s’étendait de la naissance de la II° République, qui dans le souci d’éduquer le peuple, enseignait l’esperanto dans ses écoles, jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale. Très poignant témoignage suivi avec attention par Armand GATTI (l’auteur de « V comme Vietnam » en 1967, que je n’avais pas réussi à voir à Nice) assis au premier rang à quelque fauteuils du mien. Les lectures se terminaient par Le chant des marais mais personne ne s’est levé pour cet hymne des camps.

Puis, après un court entracte, ce ne fut pas un trio, mais un quintette qui allait nous faire partager ses engagements. S’étaient adjoints au trio (pianiste et batterie) un bassiste et la fille du pianiste, Deborah au clavier et aux percussions. Après un hommage parlé rendu aux victimes de l’avant-veille, Serge nous a interprétés, tantôt en français, tantôt en espagnol, des textes militants ou plus intimistes. J’étais entouré de spectateurs qui les connaissaient tous, ce qui n’était pas mon cas. J’ai donc fait une découverte que j’ai vraiment appréciée.

Et ce n’est pas fini…

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Retour de Paris.

26 Novembre 2015, 23:22pm

Publié par Bernardoc

Outre mes trois demi-journées associatives, j'ai pu bien profiter de la capitale (à suivre...). Je dois dire que les gens m'ont paru sereins et je n'ai pas eu l'impression de voir une baisse d'activités (mais je ne suis ni commerçant, ni acteur culturel).

Et ce n'est pas fini...

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Cri du coeur.

23 Novembre 2015, 08:29am

Publié par Bernardoc

Celui de notre metteur en scène.

Au soir des attentats, je ne trouvais pas de mots pour exprimer toutes les émotions qui me submergeaient alternant la colère et le chagrin, l’impuissance et la volonté de vivre, survivre. . Dans ce chaos . . .

L’effroi passé et l’incompréhension absolue, les évènements se sont succédés sur nos chaines d’infos en continue . . .

Je ne pouvais me détacher de toutes ces atrocités . . .

Le samedi soir je suis allé assister à un concert de polyphonies Corse, ces chants d’amour pour leur terre, leurs origines, et pour ce qui régit la chrétienté, l’amour de Jésus et de Marie.

La beauté de ces chants et la magnifique interprétation m’ont transporté, me nouaient la gorge et je ne pouvais m’empêcher de superposer ces chants au terrible massacre de la veille.

Mes sens sont affutés, ma sensibilité à fleur de peau est à son apogée. . .

Tout me touche au plus profond de mes entrailles, ma mémoire est meurtrie, mon cœur saigne encore, des larmes salées tracent des sillons amers sur mes joues.

Comment définir ce que je ressens. . .

Les attentats du mois de janvier m’avaient affligé et plongé dans une profonde tristesse . . .

Car ils touchaient à la liberté d’expression, aux forces de l’ordre, aux noirs, aux juifs aux hommes et aux femmes engagés !

Ceux de vendredi m’affectent encore plus car ils touchent monsieur et madame tout le monde, mais surtout la jeunesse. Tant de vies arrachées à l’amour, à la beauté de la vie, à la liberté !

J’écrivais que toute cette horreur était loin, si loin de nous, qu’on y prêtait pas ou peu d’attention, et puis l’horreur est venue nous frapper en plein cœur . . .

Et notre pays vacille, pleure ces enfants fauchés en quelques secondes, quelques minutes !

Et partout dans le monde des témoignages de solidarité s’élèvent comme une seule voix.

Des rassemblements d’anonymes, qui un drapeau aux couleurs de la France, qui une bougie, qui une rose à la main, en silence, accompagnent nos chers disparus. Nous soutiennent . . .

Partout dans le monde des bâtiments, des immeubles, de monuments nationaux sont illuminés aux couleurs de la France . . .

Tous ces élans d’amitiés, de compassion me font monter les larmes au bord des yeux . . .

Et pourtant. . .

Un reportage m’a bouleversé . . .

En Irak, un attentat à la voiture piégée, un parmi tant d’autres, un mère éplorée qui ne trouvait pas les mots tant sa peine était immense, son mari abattu par cette tragédie, le visage grave marqué par le chagrin, qui racontait comment il avait pu extraire, sauver sa femme et son fils (qui porte sur le visage des blessures) de la voiture en flamme , mais surtout comment, impuissant, il a vu ses deux filles brûler vives dans l’habitacle de cette voiture et lui ne pouvant les sauver tant la chaleur était insupportable, ainsi que sa belle-sœur et sa nièce, toute les deux ont aussi périe dans cette atrocité . . . il y avait aux côtés de cette famille un jeune homme en larmes, il avait perdu quelques mois auparavant son père dans un attentat à la voiture piégée, la belle-sœur et la nièce de ce père de famille étaient la mère et la sœur de ce jeune homme .

Tous les pays du monde ont affiché les couleurs de la France sur leurs bâtiments . . .

Mais en Irak, en Syrie où les attentats commis par ces barbares sanguinaires, ces hommes préhistoriques incultes qui déforment le vrai sens du Coran, qui blasphèment et insultent leur dieu Mahomet et toute la communauté musulmane, attentats qui sont malheureusement leur quotidien, aucuns drapeaux n’est en berne, aucunes lumières n’éclairent nos monuments !

Bien sûr que de par leur religion, ils ont une autre approche de la mort que nous pays « dit occidentaux » . . . mais ces gens-là souffrent aussi et au quotidien, pleurent leurs morts, leurs enfants, leurs femmes, leurs hommes innocents.

Une amie me parlait de son mari Libanais horrifié par les attentats Parisien, et la douleur qu’il ressentait, mais une autre douleur lui pinçait le cœur, un attentat meurtrier au Liban ayant fait plus de cent mort, à peine relayé par les média.

Nous allumons des bougies et nous observons une minute de silence pour nos morts et c’est normal . . .

Pourquoi, chaque fois que ces sous-hommes qui se présentent comme des combattants de dieu alors que ce sont des lâches, qui font trembler la terre et tuent des hommes, des femmes et des enfants, pourquoi ne pas allumer ce jour-là une bougie à notre fenêtre, juste pour dire, nous vous accompagnons aussi vers votre dernière demeure et nous avons une pensée pour vous.

Hier j’étais Charlie, aujourd’hui, je ne suis pas seulement Paris, je ne suis pas seulement citoyen Français, je suis citoyen du monde.

L’horreur est à nos portes, il faut être vigilent, mais ne pas continuer à vivre, à sortir, à aimer ceux qui nous sont proches, mais à aimer aussi l’autre. . .

Un proverbe Mexicain dit : « ils ont voulu nous enterrer, ils ont juste oublié que nous étions des graines. . . »

Plutôt que de regarder votre voisin avec méfiance, pourquoi ne pas le saluer, l’étreindre, l’embrasser. . ;

Car des larmes au baiser, il n’y a qu’un frisson

Un baiser . . . un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce ?

Un serment fait d’un peu plus près, une promesse

Plus précise, un aveu qui se veut confirmer,

Un point rose que l’on met sur le i du verbe aimer,

C’est un secret qui prend la bouche pour oreille,

Un instant d’infini qui fait un bruit d’abeille,

Une communion ayant un goût de fleur,

Une façon d’un peu se respirer le cœur,

Et de ce goûter, au bord des lèvres, l’âme

Un baiser . . . c’est si noble Monsieur, Madame . . .

Je dédie ce texte à mes deux neveux issus de la mixité . . .

A tous ceux qui comme moi pensent que l’amour doit être universel.

Aux victimes des attentats vers qui, chaque soir d’insomnie, vont mes plus belles pensées.

A mes proches

Et aux anonymes qui façonnent le monde

J’avais envie de vous faire partager mes émotions en toute simplicité.

Je ne trouvais pas les mots pour d’écrire ma peine ou ma colère, ils étaient à ma porte, mais ne savaient pas comment entrer . . .

Ils sont à vous

Philippe

Et ce n'est pas fini...

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Journal des bonnes nouvelles.

22 Novembre 2015, 21:48pm

Publié par Bernardoc

C’était dans lemonde.fr d’hier : sept bonnes nouvelles qui sont passées inaperçues cette semaine…parce que la vie continue :

  • Premiers mariages homosexuels en Irlande.
  • Le dernier cas connu d’Ebola en Guinée déclaré guéri.
  • Les nouveaux tests prénataux de dépistage de la trisomie 21 jugés efficaces.
  • Londres arrête ses centrales au charbon les plus polluantes d’ici 2025.
  • Un trésor numismatique vieux de 17 siècles découvert en Suisse.
  • Les chimpanzés ne seront plus des cobayes.
  • Remise en liberté d’un panda (en Chine).

Et ce n’est pas fini…

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Fin d’une première.

21 Novembre 2015, 22:57pm

Publié par Bernardoc

Fin d’une première.

Première non seulement sur Le Haillan, mais dans toute l’Aquitaine, si j’en crois Jean-Alain qui a reconnu le travail de Rose pour porter ce projet. Ils n’étaient pas que deux, puisque tout au long de la semaine Philippe était à leur côté. Parfois quelques élus venaient voir de quoi il en retournait, mais n’oublions pas que cette semaine était destinée à sensibiliser la population, et non pas à se faire plaisir entre soi.

Si Jean-Alain a pu déplorer plusieurs fois le manque de participation, ce qui est positif c’est qu’à chaque évènement on voyait de nouvelles têtes dans l’assistance. Sans compter l’intervention au collège (auprès des adultes) et les participations de classes maternelle ou primaires dont la spontanéité des questions prouvait que ces actions étaient les bienvenues.

La semaine, largement affichée sur les panneaux publicitaires, n’était pas confinée en un seul endroit, ce qui a accru encore sa visibilité.

Donc, pour conclure, nous avons eu droit à un parcours de vie d’une personne porteuse de handicap, depuis la petite enfance jusqu’à l’EHPAD, un groupe de parole autour des dys et une après-midi où chacun pouvait se mettre en situation de handicap pour réaliser un parcours et se rendre compte des difficultés quotidiennes qui émaillent la vie de ces personnes différentes. Auparavant, la venue du prix Goncourt, avvait offert l’occasion à ceux qui n’étaient pas encore venus, de découvrir la magnifique expo photo du hall de L’Entrepôt. Et pour terminer, un concert d’Eclats de musique pendant l’apéro.

Et ce n’est pas fini…

Fin d’une première.

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Nous ne céderons pas !

20 Novembre 2015, 10:34am

Publié par Bernardoc

Ligueur et CGTiste, je me dois de diffuser cet appel unitaire.

Ceux qui ont fait subir à Paris et à Saint Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale.

Ce crime est immense mais nous refusons qu’il devienne un prétexte pour changer nos vies.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés.

Ceci ne justifie pas la direction prise par le président de la République et le gouvernement.

C’est la démocratie qui ne fonctionne plus qu’en apparence quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.

Depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent.

L’adoption d’autres dispositifs législatifs, y compris d’ordre constitutionnel, exige de poser la question de leur efficacité et de l’atteinte supplémentaire aux libertés qu’ils constituent. Avant de modifier la loi et de conférer à l’Etat des pouvoirs accrus, il faut que celui-ci s’interroge sur ce qui n’a pas permis d’éviter une telle abomination.

Demain, à coup de mesures d’urgence devenues permanentes, nous serons tous surveillés et suspects et l’Etat tout-puissant et sans contrôle. Le processus engagé par le président de la République a la forme d’une réponse martiale, il a une réalité : la restriction de nos libertés sans nous assurer plus de sécurité.

Vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées en France, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l’indispensable engagement de l’Etat en faveur de l’égalité des droits, de la justice sociale, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d’exclusion que vit toute une partie de notre peuple. Il donne ainsi un peu plus corps à la stigmatisation croissante qui s’exerce mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.

Nous voulons que ces dramatiques événements soient, au contraire, l’occasion de construire un autre chemin que celui qui nous est proposé. Un chemin qui refuse de désigner des boucs émissaires et qui refuse que la France soit en guerre contre elle-même. Un chemin qui donne à la paix et à l’égalité des droits toute sa place et qui s’engage en faveur d’une France solidaire, ouverte à l’autre, accueillante, libre et fraternelle.

Nous ne céderons pas à la peur dans laquelle veulent nous faire vivre ceux et celles qui font de la mort leur raison de vivre. Nous ne céderons pas à ceux et celles qui nous promettent une société aux libertés et à la fraternité limitées.

Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et à lutter contre toute forme de racisme. Nous appelons aussi à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d’expression, de manifestation et de réunion. Nos organisations construiront partout en France ces lieux qui nous permettront de débattre et nous exercerons une vigilance permanente afin que nos libertés soient préservées et que nul ne soit victime de discriminations.

AC !, ACDA, Acort, Actit, AFD International, Amoureux au ban public, Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes – Nord, Cedetim, CGT, Cimade, CIPG, Cnafal, Collectif des musulmans de France, Collectif féministe pour l’égalité, CRLDHT, Droit au logement, Emmaüs International, Faldi, Fasti, Fédération nationale de la Libre pensée, Fiacat, FIDH, FSU, FTCR, Genepi, Gisti, Mamans toutes égales, Mrap, Organisation de femmes égalité, Ozez le féminisme !, Planning familial, Respaix conscience musulmane, SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Solidaires, Survie, Syndicat des avocats de France, UTIT

Et ce n'est pas fini...

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Handicap en direct.

19 Novembre 2015, 16:54pm

Publié par Bernardoc

Après la culture le matin à la bibliothèque, le handisport l’après-midi et la mise en condition à l’aveugle le soir au centre social.

Au gymnase Georges RICART, partie de basket en fauteuil. Il n’y avait que des jeunes valides qui s’essayaient à cette autre forme de jeu. Le Président de la section basket de l’ASH m’a dit qu’ils n’avaient pas d’équipe handicapée, mais le fait d’avoir déjà investi dans les fauteuils témoigne du fait que cette section est déjà tout à fait ouverte à la mise en application de la loi de 2005 à son niveau. Les jeunes m’ont paru déjà très bien maîtriser le maniement de ces fauteuils.

Le soir concours de goût à l’aveugle. Bravo aux deux finalistes Ambre et Christine qui ont pratiquement tout trouvé à l’odorat. Heureusement, pour le buffet, on nous avait débarrassés de nos bandeaux et nous pouvions donc effectuer notre choix parmi les canapés préparés par l’ESAT d’Eysines.

Enfin, la journée se termina par un concert de FaMo, qui participait à la semaine depuis la veille au soir, et qui avait construit son répertoire autour de la sensibilisation au handicap, et pas seulement visuel. J’ai découvert de nouvelles chansons, avec des textes très forts, qui mériteraient une édition papier. Bien entendu, il a terminé sur le handicap concernant la communication en nous interprétant une chanson bilingue français-espéranto. Il a été chaleureusement applaudi par le public de La Source.

Quelques photos, mais pas avec les bandeaux, sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6218889895970971825?authkey=CLCZhejr3qmsIA

Et ce n’est pas fini…

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