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Le blog de Bernard SARLANDIE

Articles avec #zola

L'Entrepôt a fait le plein.

22 Juin 2013, 00:19am

Publié par Bernardoc

         Comme chaque année, le collège Emile Zola offrait le spectacle de fin d’année de son atelier théâtre. C’était le jour de la Fête de la musique, mais cela n’a pas empêché de nombreuses familles, de nombreuses enseignantes et deux anciens Principaux de venir apprécier et encourager les collègues en charge de cet atelier qui, outre Mesdames Canot et Bernini, ont impliqué un certain nombre d’autres professeurs.

         D’abord, un fort groupe de 6èmes, j’en ai compté 22, nous a présenté une fable originale où, suite à la mort du loup, un mouton posait sa candidature pour le remplacer, car on n’envisage pas un troupeau de moutons sans loup aux alentours. Bien entendu il n’y avait pas 22 rôles et il y avait changement régulier d’acteurs tout au long de la pièce. Il y avait quelques trouvailles pour matérialiser ce changement, et j’espère que cela se déroulera aussi bien pour nous demain soir, à la même heure, au même endroit.

         Ensuite, après l’entracte, c’était le groupe des 5èmes, des grands donc - et c’est ainsi qu’ils se sont présentés – qui allait nous interpréter Le Métro mé pas tro, une pièce de Yak RIVAIS. En fait, il s’agit d’une succession de saynètes qui dépeignent, souvent fort justement, des situations que chacun a pu expérimenter dans le « mais-troupeau-lutin », et qui alternent avec d’autres scènes d’une loufoquerie totale.

         Avec les talents que nous avons pu applaudir hier soir, il devrait y avoir beaucoup de recrutement dans la troupe ado du CTL l’an prochain, puisque, au collège, l’atelier théâtre s’arrête à la fin de la 5ème.

         Une excellente soirée, de vrais artistes, et une belle réussite de l’Education nationale lorsqu’elle s’ouvre à la culture.

Et ce n’est pas fini…     

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Les élèves ont du talent.

16 Juin 2012, 01:15am

Publié par Bernardoc

         Ceux du Collège Emile Zola du Haillan nous en ont fait la démonstration hier soir à l’Entrepôt. Il s’agissait, comme chaque année de la présentation des élèves de 6ème et 5ème B, dites « classes-théâtre », ateliers animés par Mesdames CANOT et BERNINI, auxquelles s’étaient jointes cette année Mesdames DUCQ (pour les illustrations sonores) et CRAMPAGNE (pour les décors). Toute cette équipe travaille en pleine coopération avec une professionnelle, Madame COCHELIN, dont j’ai oublié le nom de la troupe.

         Suivant les directives qui avaient été données lors de ma dernière année d’activité par les « correspondants-théâtre » tant académiques que départementaux, les enseignantes ont abandonné l’ambition du départ : un atelier d’écriture qui débouchait sur une mise en scène du texte écrit, pour se « contenter » de faire vivre des textes d’auteurs reconnus.

         Dans chaque classe il y a un groupe de 18 élèves, avec une nette prédominance des filles, surtout en 5ème. Comme il n’y avait pas 18 personnages, chaque personnage était interprété par plusieurs élèves, ce qui donnait lieu à une mise en scène originale, avec sortie et entrée d’acteurs qui reprenaient le texte là où le précédent l’avait laissé. Et s’il y a eu des couacs, je ne m’en suis pas rendu compte. Intéressant exercice de genre aussi, les garçons et les filles interprétant tour à tour des rôles masculins ou féminins sans discrimination.

         Une excellente soirée donc, avec sans doute pour les élèves et les « encadrants » la frustration de ne pouvoir donner qu’une seule représentation. Mais l’an prochain les 6èmes , devenus 5èmes , pourront à nouveau nous gratifier de leur talent, qui est déjà grand.

         Rendez-vous est donc pris pour juin 2013.

Et ce n’est pas fini…

 

 

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De la relativité des décisions administratives.

19 Août 2011, 08:34am

Publié par Bernardoc

         A la rentrée prochaine, le collège Emile Zola du Haillan va ouvrir une division de 6ème supplémentaire. En tant qu’élu haillanais, je ne peux que m’en réjouir pour les parents d’enfants résidant sur la commune.

         J’avais demandé l’ouverture de cette classe supplémentaire quelques mois avant mon départ en retraite. En effet, au mois de juin 2009 j’avais rempli mes cinq classes à fond, c’est-à-dire 28 élèves par classe, norme de l’époque et capacité d’accueil des salles (14 tables à deux places), et j’avais 19 candidats, dont au moins une douzaine de Haillanais sur liste d’attente. Il me paraissait évident que le service public de l’Etat que je représentais sur la commune attribuerait les moyens nécessaires à l’accueil de ces élèves, ce qui permettrait également d’alléger un petit peu les autres divisions et donnerait de meilleures conditions de travail, donc de réussite, tant aux élèves qu’aux enseignants. Je me trompais lourdement. J’avais vraiment plusieurs gouvernements de retard, et il était temps que je m’arrête avant d’être complètement largué.

         La réponse qui me fut donnée à l’époque pour expliquer ce refus était que le collège venant d’être restructuré pour une capacité de 600 moins quelques élèves (car pour cause d’accueil d’élève en situation de handicap, un atelier de physique ne peut accueillir que 27 élèves) il serait impossible d’héberger l’ensemble de la population lorsque les petits nouveaux arriveraient en 3ème. J’ai donc dû écrire à toutes les familles dont je ne pouvais accueillir les enfants qu’elles se débrouillent pour trouver une place ailleurs ; pour une sortie en beauté, c’était une sortie en beauté, mais où était le service public que j’avais défendu pendant quatre décennies ?

         La restructuration du collège se termine : les préfabriqués ont été démontés, il n’y a plus de salle de permanence, mais gageons qu’avant la rentrée 2014 le conseil général aura fait le nécessaire pour que tous les haillanais qui le souhaitent puissent être accueillis au collège Emile Zola.

         Alors, vérité avant mon départ en retraite, erreur au-delà ou raisons plus obscures et moins avouables que ma bienveillante naïveté refuse d’envisager ?

Et ce n’est pas fini…

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En route vers la liberté.

2 Juillet 2011, 11:52am

Publié par Bernardoc

         Hier soir avait lieu le pot de départ en retraite de plusieurs collègues du collège, dont deux piliers : Catherine DURET (espagnol) et Marie-Hélène SAINTON (lettres modernes). Les réjouissances avaient été bien préparées et tous les anciens principaux et adjoints avaient été invités, ainsi que quelques anciens enseignants. Après que le Principal, s’appuyant sur des rapports d’inspection, eût fait l’éloge – mérité- des qualités pédagogiques de ces professeures, les traditionnelles chansons furent reprises en chœur par l’ensemble des présents.

         La réponse de nos collègues leur ressemblait beaucoup : Catherine nous entraîna dans un jeu pédagogique auquel tout le monde participa comme des gamins et Marie-Hélène, notre amoureuse de la poésie,  nous avait concocté une fable pleine d’humour et lourde de sens à la manière de La Fontaine. Il était particulièrement réjouissant de s’apercevoir que ces retraitées partaient sans regret vers leur nouvelle vie et toujours avec une foi inébranlable en l’école et tout ce qu’elle leur avait apporté.

         Les cadeaux remis reflétaient bien ce qui attend maintenant nos amies : un appareil-photo pour Catherine, qui lui permettra de mettre en valeur une autre facette de ses talents ; des livres, une valise et un nécessaire d’écriture pour Marie-Hélène, symboles protéiformes de création et d’évasion.

         Deux regrets pour moi : ne pas avoir rencontré lors de cette réunion les personnels territoriaux (mais leurs départs avaient été fêtés à l’interne),  et avec mon autre casquette, celle d’élu, ne pas avoir vu nos collègues la veille à la cérémonie présidée par le Maire qui, chaque année tient à rendre hommage au dévouement des acteurs de l’éducation nationale qui prennent leur retraite au Haillan.

Et ce n’est pas fini…

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En route pour Kalambaka !

6 Mars 2011, 00:26am

Publié par Bernardoc

Zola Médiathèque 016

  Zola Médiathèque 018       Vendredi soir, le collège Emile Zola organisait une soirée récréative et culturelle, destinée à lever des fonds pour alléger la charge des familles dont les enfants, tous hellénistes, iront découvrir notre ville grecque jumelle. La salle Colindres du relais de l’Europe était pleine. Il y avait bien entendu les organisateurs : Jean-Pierre PICOT (professeur d’histoire-géographie-éducation civique), Marie-Lise DANGOUMAU (professeur de grec) et Sylvie BERNINI (documentaliste) soutenus par quelques enseignants et les équipes administrative et de direction. Mais aussi de nombreux parents, le maire et deux élus municipaux ainsi que la majorité du comité de jumelage et de nombreux représentants de la communauté hellénique.

Zola Médiathèque 019

Zola Médiathèque 032Pour la modique somme de 10 € par personne les spectateurs pourraient découvrir Kalambaka et sa région grâce à une présentation de Madame PICOT. Puis, les futurs voyageurs nous présentèrent des extraits d’Œdipe Roi, Antigone et Les guêpes. Visiblement stressés, ils ont joué leurs scènes à toute vitesse, mais furent chaleureusement applaudis pour leur performance. Leur succéda la chorale du comité de jumelage qui interpréta quatre chants grecs. Enfin, nous eûmes droit à des démonstrations de danses grecques.Zola Médiathèque 038

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Zola Médiathèque 046Après cette partie spectacle, ce fut le tour de l’apéro et du repas au cours desquels nous pûmes déguster des spécialités grecques, toute « homemade » (comme on dit chez les Bretons !).

Enfin, les derniers euros gagnés le furent grâce à une tombola aux lots très variés grâce aux billets vendus avec beaucoup d’ardeur volubile par les acteurs.Zola Médiathèque 048

Bon voyage !

Et ce n’est pas fini…

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La fin d'un bâtiment amianté

10 Septembre 2010, 00:22am

Publié par Bernardoc

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        Nous avons habité trois ans dans ce bloc de quatre logements de fonction du collège Emile Zola au Haillan. J’ai dû batailler dix huit mois, seul, c'est-à-dire sans le soutien de la hiérarchie (au contraire !), pour obtenir que les installations électriques soient mises aux normes (ça m’a quand même coûté un écran d’ordinateur) et que nous puissions entrer dans une baignoire qui n’ait pas l’air d’avoir été récupérée dans un pré après avoir servi d’abreuvoir aux vaches.

         Pourtant, je suis partisan d’utiliser les appartements de fonction (c’est – en principe – la règle), d’autant que si notre salaire est inférieur à celui d’un cadre du privé, c’est à cause de cet avantage en nature, et donc on pourrait s’attendre à être logé dans des conditions décentes : c’est le minimum que l’Etat doit à ses serviteurs.

         Ma demande ne paraissait pas justifiée, et pourtant, voila ce qui est arrivé après mon départ. C’est dire que la rénovation pressait !

         Et comme, n’étant pas assujetti à l’impôt sur la fortune, je ne bénéficie pas du bouclier fiscal, je viens de recevoir l’avis d’imposition 2010 pour la taxe foncière. Apparemment, c’est l’administration des impôts qui n’était pas au courant de la destruction du bâtiment.


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         C’est le même architecte qui a rénové le collège qui a eu le marché, et je ne doute pas que la réussite des nouveaux logements HQE soit égale au bel outil que j’ai dirigé pendant trois ans.

Et ce n’est pas fini…

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Loyauté ?

11 Mai 2010, 00:10am

Publié par Bernardoc

         Bien entendu, la fonction de chef d’établissement ne se conçoit pas sans cet attribut. Mais chacun d’entre nous, selon sa sensibilité, mettra plus ou moins d’enthousiasme à appliquer les injonctions (c’est le mode de fonctionnement de notre institution) hiérarchiques. Ainsi, lorsque j’étais en formation, je me souviens de ce proviseur d’un des plus gros lycées de la CUB, qui nous expliquait tous les obstacles réglementaires qu’il avait mis en place pour retarder au maximum l’installation d’un distributeur de préservatifs dans son bahut, alors que le ministre de l’époque (Jack LANG) insistait sur la rapidité de la mise en place : c’était une question de vie ou de mort.

         J’ai connu pas mal de ministres, et je me suis efforcé de maintenir les réformes qui avaient été mises en place lorsque que l’élève était au centre du système éducatif et qui n’avaient pas été abolies, tout en participant les dernières années à la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) en fermant les postes de titulaires, qui se transformaient en heures supplémentaires qui ne permettaient pas aux précaires à qui elles étaient attribuées de mener une vie citoyenne.

         J’ai toujours scrupuleusement rendu compte à ma hiérarchie de ce qui se passait dans mon établissement, mais j’ai eu la douleur de me rendre compte avant ma retraite que ce n’était pas ce que l’administration attendait. Le mot d’ordre semble être : surtout pas de vagues.

         Ainsi, promouvable et non promu à la hors-classe, je ne m’estimais pas qualifié pour émettre un avis autorisé sur l’avancement des personnels placés sous mon autorité, et je m’en remettais aux inspecteurs de la spécialité qui pouvaient favoriser les profs qu’ils souhaitaient. Coup de fil du rectorat : « Monsieur, vous vous êtes trompé en remplissant les dossiers. » « Non, non » rétorquai-je en expliquant la transparence de ma démarche. « Mais cela va faire scandale en CAPA ; pouvez-vous nous faire un écrit ? » « Sans problème ».

         Quelques semaines plus tard, je m’aperçois que tout avait été trafiqué, on me prêtait même des appréciations qui auraient pu me faire passer pour un demeuré. Je fis des copies d’écran que je corrigeai en rouge et renvoyai les dossiers au rectorat. Rien n’y fit : les notes et appréciations restèrent trafiquées.

         J’eus l’honnêteté de décrire ce fait dans le rapport annuel de fonctionnement. Qu’est-ce que je n’avais pas eu l’outrecuidance d’écrire ! Des membres de l’éducation nationale auraient connaissance de certains travers de notre administration, ce qui était parfaitement déloyal. Décidément, à deux mois de ma retraite, je n’avais toujours rien compris au fonctionnement de l’administration à qui j’avais consacré quarante ans de ma vie. Sûrement, à un moment, il y a eu une erreur d’orientation, et c’était sûrement la directrice de l’école maternelle publique St Luc (Paris XVIII°) qui avait raison : j’aurais dû être Président de la République !

Et ce n’est pas fini…

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Censure

19 Mars 2010, 00:07am

Publié par Bernardoc

         Ci-dessous, une page qui a été censurée par l’inspection académique, qui a motivé ma convocation au rectorat, où le secrétaire général m’a dit que ce que j’indiquais n’était pas faux, mais que j’utilisais peut-être un ton trop ironique, ce que j’admis bien volontiers. Ce texte a probablement joué dans ma condamnation à la stagnation de « carrière ».

LAURORE DU HAILLAN

Bulletin d’information bimestriel du Collège Emile Zola

Parution No. 8 Date : Février 2008

Le mot du Principal

Bientôt l'année prochaine !

Nous y travaillons déjà depuis le mois de novembre dernier, avec la prévision des effectifs, prévision ô combien aléatoire avec la liberté totale pour les parents de choisir « le meilleur collège » pour leurs enfants, sans être aucunement contraints par ce dispositif mis en place par le Général de Gaulle et qui avait nom : « carte scolaire ». Mais les choses se précisent avec l'arrivée dans les établissements de la Dotation Globale Horaire. Pour le collège Emile Zola, qui devrait avoir une division supplémentaire à la rentrée prochaine, il y a un déficit de 8,5 heures pour permettre de continuer à travailler dans des conditions similaires à celles de cette année. Il faudra donc se résoudre à ne plus travailler en autant de groupes dans les disciplines scientifiques et technologique ; mais je fais confiance à la grande qualité de nos enseignants pour continuer, malgré tout, à dispenser les cours de haut niveau auxquels ils ont habitué vos enfants.

En fait, la plus grande difficulté proviendra pour nous de la mise en oeuvre de la politique de rupture, destinée à faire réaliser les économies nécessaires à la survie financière de l'Etat républicain. La disparition des postes de fonctionnaires et leur transformation en heures supplémentaires...que les collègues, notamment ceux qui, pour des raisons concernant la qualité de vie, ont choisi de travailler à temps partiel, ne souhaitent pas assurer, va conduire à une précarisation accrue du personnels et à la disparition à termes des équipes pédagogiques. Ainsi, les 21,5 heures manquantes en lettres vont vraisemblablement se trouver transformées en 3,5 heures supplémentaires années plus l'embauche de trois vacataires à 6 heures chacun pour assurer les enseignements obligatoires.

Une autre difficulté proviendra du manque de souplesse dont nos établissements disposeront. Les enseignants, à qui l'on demande, dans le cadre du projet d'établissement, de plus en plus de tâches hors du simple enseignement, font sans cesse la remarque que le bénévolat a une limite. Leur engagement auprès des élèves est remarquable, mais une gratification de quelques heures ponctuelles serait la bienvenue ; l'année prochaine, il ne faudra compter que sur la LOLF pour montrer aux collègues la reconnaissance que la Nation a pour ses serviteurs.

Quant à moi je leur renouvelle ma confiance, et je crois pouvoir les assurer du soutien de la majorité des parents.

Quinze jours après la publication de ce texte, bien vite étouffé, les profs partirent en guerre contre le Principal, accusé de tous les maux ; ce douloureux épisode se termina dix huit mois plus tard lors de sa retraite (à 60 ans ! ).

Et ce n’est pas fini…

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Santé encadrée à l'éducation nationale

18 Mars 2010, 08:03am

Publié par Bernardoc

         Certains se souviennent peut-être que Kouchner se prétendait de gauche et qu’il fut un temps ministre de la santé. C’est à lui que l’on doit les deux saisons de vaccination massive contre l’hépatite B, jusqu’à ce qu’on arrête sans délai, suite aux premiers effets secondaires. Il serait intéressant de faire un suivi et de voir le nombre de scléroses en plaques qui vont se déclarer chez les jeunes collégiens que nous avons fait vacciner à la fin des années 1990. Pourtant, en bon fonctionnaire loyal, j’avais fait tout mon possible pour que cette opération fût un succès. Je suis donc bien content d’avoir déjà commencé à émarger au grand livre de la dette publique avant le cirque de la grippe A.

         Mais j’ai quand même vécu une situation surprenante à quelques semaines de ma « libération » : étais-je mis sous tutelle ? En tous cas je n’ai jamais eu d’explication sur ce déploiement départemental pour un problème qui, hélas, ne devient plus exceptionnel dans nos établissements.

         Un matin, à 9 heures, un élève en état d’ébriété avancée, est soutenu par ses camarades jusqu’à l’infirmerie du collège. En effet, les élèves savent bien où ils peuvent être pris en charge et mis en sécurité. L’infirmière, après avoir appelé le 15 selon le protocole, faisait tout son possible pour tenter de maintenir ce jeune (il était en 5ème) en état de vigilance. Après l’avoir vue à l’œuvre, je regagnais mon bureau et je croise une paire de gendarmes qui m’annoncent que les pompiers sont là pour une intervention. Je leur annonce qu’ils sont en avance et leur indique la direction de l’infirmerie. Les pompiers arrivent, bientôt suivis d’une deuxième paire de gendarmes.

         Lorsque les pompiers évacuent l’élève, la première paire de gendarmes s’en va. Et arrive une troisième équipe ! On nageait en plein délire.

         Quelques minutes plus tard, on me passait l’inspecteur d’académie qui appelait depuis son téléphone mobile, pour me demander de lui envoyer un courriel pour décrire les circonstances, que l’« affaire » allait remonter jusqu’au cabinet du recteur.

         13h15 : la secrétaire n’est pas encore revenue lorsque le téléphone sonne au secrétariat. C’était le médecin de l’inspection académique qui souhaitait parler à l’infirmière. Je me présente et elle me dit que c’est la Ddass qui lui a demandé de se renseigner. Le docteur nous connaissait l’infirmière et moi, et elle se doutait bien que si nous ne l’avions pas prévenue, c’était que l’élève avait été correctement pris en charge.

         Deux heures plus tard, coup de téléphone du secrétariat de l’IA qui me demandait si j’avais pris des nouvelles de l’élève. Je répondis que c’était le rôle de l’infirmière qui m’en rendait compte après. Je me rendis alors dans son bureau et elle appela l’hôpital devant moi. Elle dût fortement insister devant le barrage désagréable, et à la limite de la politesse, opposé par les responsables du service qui avait accueilli notre élève, pour obtenir des nouvelles, qu’elle transmit en suivant au médecin-conseil.

         Voila ce que j’ai été amené à vivre en fin de carrière, et vous comprendrez aisément ma joie de claquer la porte à une institution qui n’a que mépris pour ceux qui la défendent.

         Cette « affaire » a révélé un grave manque gouvernemental : ni Xavier DARCOS, ni Roselyne BACHELOT ne m’ont appelé, et pourtant vu l’ampleur qu’un cas d’ivresse avait suscitée, c’aurait été la moindre des choses.

Et ce n’est pas fini…

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En guise de bilan

14 Septembre 2009, 14:22pm

Publié par Bernardoc

          Lorsque j’étais arrivé au collège Emile Zola, ce qui m’avait frappé c’était que, alors que plus de neuf élèves sur dix avaient eu le Diplôme National du Brevet, moins de deux élèves sur trois étaient orientés en 2nde générale et technologique. J’étais tombé dans un collège vraiment élitiste !

         Trois ans plus tard, pratiquement 80% des élèves intègrent une 2nde GT et un peu plus de 80% obtiennent le DNB. Les chiffres se sont rapprochés, mais le hiatus vient du fait que, par rapport à la population favorisée qui fréquente ce collège, le taux de réussite attendu était de presque 89%. Il y a donc un écart de 5 points entre les deux taux. En revanche, concernant les mentions, le collège se situe 15 points au dessus des moyennes départementale et académique.

         Tentative d’explication : l’élitisme n’a pas disparu, et le collège Emile Zola travaille toujours comme un « petit lycée » pour bons élèves, qui réussiraient probablement quel que soit le collège public qu’ils auraient pu fréquenter. En revanche, toute une fraction d’élèves (les quelques 20% issus des milieux défavorisés), est restée « au bord du chemin ».

C’est un de mes plus gros échecs : n’avoir pas réussi à inverser cette tendance. Pourtant, je suis arrivé l’année de mise en place des Projet Personnalisés de Réussite Educative (PPRE). Deux enseignantes de 6ème ont participé à un stage, mais n’ont pas mieux réussi que moi à faire passer la philosophie de ces PPRE qui devaient être mis en place à moyens constants. Comme la première année certaines collègues étaient en sous-service, le PPRE devenait la prise en charge des élèves en difficulté par ces enseignantes. J’ai même dû freiner cette prise en charge, car trop collective, la « personnalisation » devenant alors insuffisante.

Après un recadrage la deuxième année, un fois qu’il était admis qu’un PPRE devait recouvrir des objectifs, à mettre en place avec les familles, puis un bilan régulièrement fait, le nombre a brusquement chuté : c’était une charge supplémentaire sans augmentation de l’ISOE (Indemnité de Suivi et d’Orientation des Elèves).

Il me plaît d’imaginer que la prochaine fois que nous aurons un gouvernement qui cherchera à reconstruire le service public, dans le service des nouveaux enseignants qui seront massivement recrutés, figureront, en plus des 15 heures devant classe entière, deux heures de concertation et deux heures de prise en charge des élèves en difficulté. Il n’est pas interdit de rêver, non ?

C'est un peu ce que m'a écrit une collègue qui s'est arrêtée un an après moi et qui fêtait cela au même moment que Rose : "J'aurais aimé saluer [votre] militantisme laïc et la force de convictions auxquelles beaucoup de gens de notre génération ont cru ou croient encore".

Et ce n’est pas fini… 

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